mardi 29 mai 2007

Amis ou nourriture?





Viande de chien & chat en Chine





3 chiens en cage attendent leur triste destin Les chiens arrivent par camions entiers

Alors que certains pays d’Asie tels que Hong Kong, les Philippines et Taïwan ont interdit la consommation de chien, il s’avère qu’en Chine – le pays où la consommation de viande de chien est la plus élevée au monde – celle-ci ne fait que croître.

On estime à 10 millions le nombre de chiens abattus en Chine chaque année, dont un grand nombre est délibérément tué de manière lente et cruelle, selon la croyance qui établit que « la torture donne du goût». Ces pauvres animaux subissent le stress et la douleur d’être entassés pendant leur transport avant leur mise à mort toujours opérée de différentes façons, mais qui n’entraîne jamais une mort rapide et sans douleur.

Les enquêteurs sur le terrain d’AAF ont assisté à l’arrivée de camions transportant jusqu’à 2.000 chiens sur l’esplanade du Marché de Gros des Animaux Sauvages de Hua Nam à Cantons. Ces animaux en état d’extrême souffrance ont passé 3 jours et 3 nuits, écrasés les uns sur les autres à l’intérieur de toute petites cages, sans pouvoir bouger d’un pouce, sans nourriture, sans eau, sans abri contre le froid et le vent ou selon la saison, contre la chaleur. Une fois arrivés à destination, à l’aide de longues pinces en métal, des hommes arrachent brutalement les chiens hors des cages par le cou et les tirent jusqu’à une remise. Entassés à nouveau, ils se battent entre eux de peur, de faim, de rage de survivre, pendant la longue attente de la mort lente et horriblement douloureuse qui fournira leur viande aux restaurants de Canton.

Des maladies telles que le Parvovirus Canin, la maladie de Carré et la Leptospirose sont communes. Elles se répandent comme traînée de poudre parmi ces concentrations de chiens dont le système immunitaire est déjà au plus bas, du fait de leur état dépressif et de leur sous-alimentation. Lors de nos visites sur place, nous avons pu souvent observer qu’un grand nombre de chiens et de chats déjà morts ou moribonds étaient retirés des cages et jetés à terre.

Le commerce de la viande de chien est en voie d’industrialisation croissante ; il est même encouragé par le gouvernement dans certaines provinces. Ainsi d’immenses fermes de chien ont été récemment développées. On note aussi l’augmentation des importations de Saint-Bernard – chiens si grands et si doux – pour leur croisement avec le « Mongrel » chinois. On produit de la sorte un chien particulièrement docile et à la croissance ultra-rapide, qui permet la vente de sa viande dès l’âge de 4 mois.
On trouve au rayon « Elevage » des grandes librairies quantité de livres et DVDs consacrés à l’élevage des chiens. Ils y décrivent des méthodes de mise à mort aussi nombreuses qu’épouvantables, toutes fondées sur l’idée que plus le chien souffre, meilleure sera la viande.
Par conséquent, on trouve dans certains supermarchés de Chine de plus en plus de viande de chien sous-vide ou en conserve.

Nos enquêtes ont aussi permis de découvrir que la fourrure des chiens abattus est vendue sur le marché local et international comme « ornement » pour des accessoires de mode, des gadgets comme les porte-clés, les pinces-à-cheveux, …

Animals Asia a étudié tous les arguments, allant de la culture du pays jusqu’à ceux qui préconisent que, tant que l’animal ne souffre pas, la consommation de viande de chien n’est en rien différente de celle d’autres animaux domestiqués et élevés comme le porc, le poulet, le bœuf. Nous, AAF, croyons que le fait de défendre un abattage des chien décent ne ferait que rendre plus légitime cette pratique ; il affaiblirait le superbe et infatigable travail déjà réalisé par tous les autres pays d’Asie qui ont rendu récemment cette pratique illégale. Depuis trop longtemps, encore et toujours, et partout dans le monde, les chiens ont démontré leur qualités uniques et leur capacité à accompagner les hommes. Nous considérons donc que les chiens n’ont pas leur place dans la chaîne alimentaire.

Si l’échelle de la cruauté qui touche les chiens est immense, notre récente enquête publiée sur le plus gros portail de Chine – sina.com – fait déjà état de 5.000 réponses. Elles indiquent que de très nombreux chinois sont passionnément opposés à l’idée de manger « notre meilleur ami ».

L’éducation est la clé pour mettre un terme à la misère des chiens, et pour cela Animals Asia a besoin de votre aide. Nous diffusons notre message avec des programmes très positifs comme notre « Dr.Chien », et la distribution en Chine de 40.000 VCD de notre film-maison « Dr.Eddie : Ami ou Nourriture ? ». Ces communications permettent, nous le mesurons tous les jours, une remise en question fondamentale des attitudes passées.

2006 - L’Année du Chien

L’Année Chinoise du Chien est symboliquement très forte et nous espérons que cette année nous offrira une opportunité unique de changer la vie de millions de chiens et de chats d’Asie qui souffrent depuis trop longtemps. Nous travaillons afin de faire changer les mentalités vis-à-vis des animaux de compagnie et nous recevons un soutien massif des chinois qui sont de plus en plus nombreux à penser que les chats et les chiens sont nos amis….pas de la nourriture ou de la fourrure. Les médias locaux, nationaux et internationaux s’intéressent de plus en plus au sort des chats et des chiens de Chine d’ailleurs, Dr Eddie et Jill ont fait la couverture de « Citizen » un nouveau magazine de Guangzhou. Ils ont pu parler de nos différents programmes mis en place pour aider nos amis à quatre pattes, un bon moyen de faire mieux connaître leur sort tragique.

Forts du succès de notre programme de thérapie animale le « Chien Docteur » à Chengdu, nous lançons le Chien Docteur dans la ville de Guangzhou, au sud de la Chine (c’est la capitale chinoise de la consommation de chien et de chat), où nous venons d’ouvrir une antenne d’Animals Asia. Nous travaillons sans relâche avec tous ceux qui aiment les animaux afin de parler au nom des chats et des chiens.

L’une des voix les plus connues est celle d’Eddie, lui aussi trouvé sur un marché, dont l’histoire est racontée dans le film de Animals Asia « Dr Eddie, Ami ou…Nourriture ? ». Le film montre des célébrités, des médecins et même un chef de cuisine qui expriment leur dégoût quant à la consommation de chats et de chiens et qui mettent en avant le grand amour que les chats et les chiens peuvent nous apporter. A notre grande surprise, les clubs et associations locales de protection animale ont demandé plus de 41 000 packs éducatifs comprenant la vidéo et 47 000 copies supplémentaires vont être distribuées dans toute la Chine avec le numéro de mars 2006 de“Pet Life”, un magazine très connu sur les animaux. Des affiches grandeur nature de la superstar chinoise Richie Jen (qui a fait la voix d’Eddie en mandarin dans le film), sont distribuées à Chengdu et Guangzhou afin de faire passer notre message ! Vous pouvez voir la bande annonce sur le site et commander la vidéo si vous le souhaitez.

Grâce à l’émulation provoquée par la distribution du film auprès des amis des animaux de Chine, nous sommes fiers d’annoncer que nous allons organiser le tout premier Symposium sur les Animaux de Compagnie qui aura lieu à Guangzhou. Des membres du Gouvernement et 50 présidents d’association de protection animale de tout le pays vont se rassembler pour la première fois afin de discuter des nombreux problèmes que doivent affronter les chats et les chiens de Chine et nous allons encourager tous les participants à crier haut et fort qu’ils souhaitent la fin de la consommation de chiens et de chats ainsi que la fin de l’utilisation de ces animaux pour la fourrure.

De plus, Animals Asia agit aussi au niveau politique : nous sommes récemment intervenus lors de réunions à l’ambassade de Chine au Royaume-Uni et auprès de membres du Gouvernement à Guangzhou, afin que la question de la consommation de chien et de chat soit toujours d’actualité. Nous avons aussi rencontré Heather Mills-McCartney à Londres afin de lui transmettre notre message ainsi qu’à son père, Paul Mc Cartney. En Chine, le nombre de gens se préoccupant du sort des chiens et des chats est littéralement en train d’exploser, ce qui nous donne de l’espoir.

Nous soutenons des gens formidables tels que Mamie Ding qui, malgré son âge, recueille régulièrement des chats abandonnés et maltraités de Pékin.

Les enquêteurs de AAF continuent de surveiller les marchés aux animaux de Chine ainsi que les changements qui surviennent au sein de cet horrible commerce. Des visites régulières nous permettent d’établir une liste des endroits prioritaires où nous devons intervenir en premier lieu. Cela nous permet aussi de mieux comprendre et de trouver des solutions à la consommation de viande de chiens et de chats.

Nous soutenons une clinique vétérinaire locale située à Koh PhaNgan, en Thaïlande, qui a lancé un programme de stérilisation et remise sur site des animaux errants, réduisant ainsi les risques de rage et offrant des services vétérinaires gratuits dans une zone où il n’y avait aucune structure.

Les Chiens Docteurs de Animals Asia jouent leur nouveau rôle de professeurs : les « Professeurs à Pattes » enseignent aux petits chinois des écoles primaires que les animaux de compagnie sont importants. Ils leur apprennent aussi la notion de compassion pour tous les êtres vivants ainsi que le comportement à avoir avec un animal de compagnie. Le programme est de plus en plus développé et à ce jour, 1258 enfants sont diplômés en tant qu’Elèves du Professeur à Pattes !

Aidez nous à continuer notre travail vital pour les chiens et les chats qui sont nos amis et nos soutiens, afin que nous puissions leur assurer que chaque année sera pour eux l’Année du Chien

Torture et déni de responsabilité







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ABANDONS ET MAUVAIS TRAITEMENTS D'ANIMAUX DE COMPAGNIE



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Le problème

Que faire ?

Organisations impliquées

Bibliographie

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Le Problème
Les pays industrialisés comptent, aujourd'hui, un grand nombre d'animaux de compagnie : en l'an 2000, la France possède environ 60 millions d'habitants et 47 millions de tels animaux. Chats et chiens forment les plus gros contingents, mais on note, ces dernières années, une très large diversification des espèces possédées et l'apparition de "Nouveaux Animaux de Compagnie" (NAC). Tout cela engendre de nombreux problèmes, dont la cause est dûe principalement aux conditions d'adoption.

Pour beaucoup de propriétaires, le choix d'un animal de compagnie se fait à la légère, sans mesurer les contraintes, les devoirs et l'engagement que cela implique. Un chiot ou un chaton est très mignon, mais il change rapidement de physionomie et va vivre généralement de 10 à 15 ans, parfois davantage.
Lorsque la gêne devient trop importante, en particulier lors des départs en vacances, l'animal est couramment abandonné, parfois dans des conditions misérables.

Le corollaire est bien connu : ces animaux vont errer affamés dans la nature, formant parfois des populations semi-sauvages à la natalité galopante. Leur vie se termine souvent dans les fourrières (où ils ne tardent pas à être euthanasiés) ou dans des refuges, trop souvent surpeuplés. Les abandons de chats et de chiens, en France, se comptent chaque année par plusieurs dizaines de milliers. Vous pouvez lire des textes émouvants sur des abandons : lettre à mon maître ; comment est-ce possible ? ; complainte du chien abandonné ; salauds au coeur tendre ; journal d'un chien.


Vous pouvez regarder deux vidéos très émouvantes sur les animaux abandonnés, voués à l'euthanasie : vidéo 1 et vidéo 2.


Les associations de défense des animaux travaillent pour faire adopter ces pauvres animaux, mais aussi, pour faire prendre conscience de la responsabilité morale qu'implique un acte d'adoption. Elles dénoncent l'animal-objet, la commercialisation des animaux comme des jouets ou des produits de consommation courante. Leurs critiques portent souvent sur les commerces d'animaux, tout en faisant la distinction entre les animaleries soucieuses d'éthique et celles uniquement préoccupées par la recherche du profit. En 1999, à la demande du ministère de l'agriculture, deux rapports accablants ont été établis à ce sujet. Le rapport Legeay (professeur à l'école vétérinaire de Nantes) dénonce ainsi la présence de beaucoup de pratiques illicites dans ce commerce. Il pointe du doigt les séparations précoces des bébés de leur mère, les transports pénibles, les lamentables conditions de vie des animaux sur les lieux de vente : manque de ventilation, d'aire de détente, d'infirmerie. Les animaux invendables (notamment pour cause de défaut physique), ou tout simplement invendus, ont un sort peu enviable, et l'auteur évoque les "dérives de toutes sortes" que cela peut engendrer. On pense bien sûr aux euthanasies sommaires et aux reventes débouchant sur des laboratoires.

Un phénomène inquiétant s'est fortement développé depuis les années 1990: les trafics d'animaux de compagnie en provenance des pays de l'est de l'Europe. Environ 100 000 chiots sont importés chaque année illégalement d'Europe de l'Est où ils sont élevés dans de très mauvaises conditions sanitaires. Le plus souvent élevés en batterie, les bébés de quelques semaines sont arrachés à leurs mères transformées en machine à reproduire. Puis entassés dans des caisses, ils sont transportés sur des milliers de kilomètres. Souffrant de la soif et de la faim, bon nombre d’entre eux tombent malades, meurent ou arrivent dans un état déplorable. Quatre chiots sur dix mourront avant leur arrivée en animalerie. Venant des pays où sévit encore la rage, ces animaux devraient avoir au moins six mois pour être vendus en France. Mais, au mépris des règles, ils sont revendus bien en dessous de cet âge à des animaleries et des éleveurs français. La réglementation française interdit l’importation de chatons et de chiots d’origine hongroise, tchèque ou polonaise, mais la législation belge, beaucoup moins contraignante, autorise l’entrée de ces animaux dès l’âge de 7 semaines. Vaccinés et dotés d’un carnet de santé belge dès leur arrivée, les animaux deviennent des ressortissants de l’Union Européenne et peuvent aussitôt entrer en France le plus légalement du monde.

Les animaux présentent souvent des maladies extrêmement contagieuses, fréquentes dans les chenils et élevages surpeuplés ou insalubres. La toux de chenil, la maladie de carré, l’infestation par les vers et les gales sont les plus courantes et peuvent être fatales pour le nouvel arrivant. Malformations, dysplasies, problèmes cardiaques et respiratoires, sont également monnaie courante. Les problèmes psychologiques sont nombreux également. On retrouve ainsi des chiens mordeurs, agressifs, peureux, destructeurs, anxieux, ou pouvant développer un syndrome d’hyper-attachement.

C'est ainsi qu'à la souffrance animale s'ajoute le mécontentement des acheteurs, qui cèdent à un achat compulsif en animalerie, payent très cher un animal qui ne tarde pas à tomber malade ou parfois à mourir.

Beaucoup d'animaux ne sont adoptés que pour leur intérêt ornemental. Il ne se noue presque aucune relation affective entre l'humain et l'animal, et celui-ci doit souvent jouer son rôle décoratif dans des conditions affligeantes. Des oiseaux doivent ainsi passer toute leur vie dans des cages minuscules, sous des climats qui ne leur conviennent absolument pas ; des poissons passent toute leur existence à tourner en rond dans un bocal de taille ridicule. Des commentaires sur ce problème sont donnés sur le site suivant: animaux en cage, une souffrance muette.


A noter que Monza, localité du nord de l'Italie surtout connue pour son grand prix de Formule 1, est devenue en 2004 la première commune d'Italie à interdire à ses habitants d'avoir un poisson rouge en bocal.

Ce phénomène ne fait que s'aggraver, actuellement, avec l'avènement de "nouveaux animaux de compagnie", parmi lesquels on compte des mammifères exotiques (ouistitis, kangourous de Benett, singes magots..), des reptiles (serpents, iguanes, caméléons..) et même des invertébrés (mygales, scorpions..). Les animaux concernés ont généralement beaucoup de mal à s'adapter à un milieu de vie qui n'a rien à voir avec les espaces naturels d'où ils ont été arrachés. Les achats suivent des phénomènes de mode et les propriétaires sont rapidement débordés par leurs acquisitions. Cela engendre beaucoup de souffrances chez les animaux, mais aussi des problèmes de sécurité publique (avec les animaux dangereux relâchés dans la nature) et de destruction d'équilibres naturels. Un exemple significatif est celui des tortues de Floride : vendues en France à raison de 3 millions par an durant les années 70, la plupart d'entre elles n'ont pas survécu, mais certaines ont pu poursuivre leur croissance et sont devenues beaucoup trop encombrantes. On estime à 500000 le nombre de tortues relâchées dans les égouts, mares et ruisseaux, où elles ont concurrencé les espèces locales, mangées alevins et batraciens, et détruit les écosystèmes. Une coalition d'association de défense des animaux et de la nature a dû mener une grande campagne pour limiter ce commerce et parvenir à l'interdiction de vente de certaines espèces.

Les animaux de compagnie n'ont pas seulement à souffrir de l'irresponsablité de leurs propriétaires. Les mauvais traitements et les pratiques sadiques s'exercent facilement sur ces êtres sans défense. Vous pouvez lire un exemple d'actes de cruauté dont ont été victimes des chatons en 2005 dans la banlieue de Nancy.





Le code pénal français, depuis le 6 janvier 1999, permet de punir de deux ans de prison ferme les actes de cruautés envers animaux. Dans la pratique, et malgré le travail de vigilance des enquêteurs des associations de protection animale, la majorité de ces actes cruels ne sont jamais repérés. Et lorsqu'il y a procès, les peines infligées sont très variables et généralement bien en deçà du maximum permis par la loi.

La situtation des animaux dans les DOM TOM est encore pire qu'en métropole. Par exemple, l’île de la Réunion compte 150 000 chiens errants livrés à eux même et souvent victimes d’actes de maltraitance. De plus, une odieuse pratique locale consiste à utiliser les chiens errants comme appâts vivants pour la pêche aux requins. Certains pêcheurs peu scrupuleux n’hésitent pas à enfoncer un énorme crochet dans leurs babines avant de les lancer à l’eau vivants pour attirer les squales. Ce genre d’horreur dure depuis de nombreuses années, sans que les autorités réunionnaises n’agissent réellement. Un pêcheur pris sur le fait a été condamné en 1999, mais à seulement une amende de 450 euros...


L'Espagne est l'un des derniers pays à utiliser la race des lévriers pour la chasse. Le lévrier accompagne le chasseur et rattrape le gibier (lapins et autres) à la course, par sa vitesse impressionnante de course ! Mais le lévrier espagnol (appelé galgo) est considéré par les chasseurs (leurs propriétaires, appelés gualgeros) comme un simple "outil de travail" qui doit être rentable. Chaque année, les chasseurs changent de chien pour un autre, plus jeune et plus véloce et abandonnent des milliers de lévriers, âgés pour la plupart de 1 à 4 ans ! Les chiens sont au mieux abandonnés, au pire tués de diverses manières : épuisés à la course, étouffés avec un sac plastique, jetés dans un puits, jetés à la rivière une corde au cou, ou, le plus souvent, pendu en forêt. Il arrive ainsi que des touristes découvrent avec horreur, lors d'une promenade, une forêt de chiens pendus !
Si le lévrier a été un mauvais chasseur, il doit beaucoup souffrir pour mourir. On pend le lévrier par le cou en lui laissant les pattes arrière toucher le sol afin qu'il s'étouffe de lui-même, en tentant de se détacher, et que son martyr dure le plus longtemps possible ! Cette pratique est appelée "joueur de piano" parce que le lévrier agitte désespérément ses pattes dans un vain effort pour survivre.
A force de se battre et de faire connaître cette situation, les différentes associations internationales qui luttent pour le sort des lévriers-martyrs d'Espagne ont réussi à faire "un peu" changer les choses... Désormais, les chasseurs qui pendent leurs chiens risquent une amende et ils sont plus nombreux à préférer les apporter dans les refuges espagnols qui se retrouvent, chaque année, envahis de galgos abandonnés.



Mais les pires atrocités commises envers des animaux de compagnie ont lieu dans plusieurs pays d'Asie. Des millions de chiens et de chats sont consommés chaque année en Asie du Sud-est, principalement dans les deux Corée, au nord Vietnam, au Cambodge, et en Chine.
En Chine, des fermes élèvent des Saint Bernard destinés à la boucherie. Ce chien a été choisi car il a une croissance rapide, tombe rarement malade, mange moins que les autres races, ne mord pas, et les femelles en moyenne une portée par année de 10 à 12 chiots (pratiquement le double des autres races).
Les chiens de boucherie passent leur vie dans des cages, puis sont abattus en étant saignés, à la patte. Ils mettent environ dix minutes à mourir, mais la viande est supposée meilleure ainsi.




Mis à part les élevages chinois, ce sont généralement des chiens et chats errants qui sont capturés pour la consommation humaine. Ils sont entassés dans des cages tellement petites que plusieurs suffoquent. Certains ne survivent pas à leurs blessures, au manque d'eau, et aux maladies.
Leur consommation repose sur la tradition, le simple plaisir gustatif, ou la croyance en des vertus aphrodisiaques.
Les conditions d'abattage sont révoltantes : plus l'animal aura souffert, et plus sa viande sera supposée être goûteuse et aphrodisiaque.

Une méthode d'abattage consiste à suspendre les chiens à une corde métallique bien serrée, de temps en temps le fil est relâché afin de prolonger l'agonie du chien. D'autres fois, les chiens sont attrapés au lasso et assommés avec un marteau. Le bourreau doit frapper à plusieurs reprises et le sang gicle abondamment. D'autres chiens assistent au carnage et urinent de terreur. Une fois assommés, mais encore vivants, les chiens sont saignés avec un grand couteau enfoncé dans la trachée-artère. D'autres fois encore, les chiens sont battus à mort.

Les chats ne sont pas mieux traités. Certains sont jetés vivants dans des cuves d'eau bouillantes, parfois les pattes préalablement cassées pour qu'ils ne se débattent pas trop. Ils vont y rester jusqu'à se liquéfier et former le "Goyangi-soju". On retrouve des sachets de "chats liquides" dans presque tous les magasins d'alimentation de la Corée du Sud et on vante ses vertus anti-rhumatismale.

Heureusement, Hong Kong, les Philippines et Taïwan ont interdit la consommation de chien et semblent vouloir faire respecter l'interdiction.

Pour plus de détails, consultez les sites chiens et chats d'Asie et vie de chien (en français), Korean Animals et Animals Asia (en anglais).



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Que faire ?
Ne pas considérer l'animal comme un produit de consommation courante, un objet que l'on achète et jette après usage; réfléchir longuement aux conséquences, contraintes et devoirs de la vie avec un animal.
Ne surtout pas céder à la tentation d'acheter rapidement un animal très mignon dans une animalerie. Eduquer les enfants, leur apprendre le respect des autres espèces que la nôtre, ne pas leur offrir d'animal de la même façon que l'on offre un jouet.
Ne jamais acheter d'animal exotique ou d'animal trop différent de l'humain. Ne pas imposer des conditions de vie incompatibles avec les nécessités biologiques des espèces concernées: emprisonnement en cage, habitudes diurnes au lieu de nocturnes, conditions climatiques inadaptées..
Si l'on décide finalement de prendre un animal, aller de préférence adopter un animal abandonné dans un refuge plutôt qu'en acheter un à un commerçant.
Etre vigilant sur le bien être de son animal, et sur celui des autres: appeler les pompiers (et une association de protection) si une voiture est exposée au soleil avec un chien à l'intérieur; signaler à la police toute personne maltraitant un animal.
Recueillir ou faire stériliser des chats (ou chiens) vivant dans un état semi-sauvage (animaux abandonnés ou descendants d'animaux abandonnés).
Demander au personnel politique l'adoption de contrôles beaucoup plus stricts des importations et des ventes d'animaux. Demander également la participation financière de l'Etat et des collectivités locales pour les stérilisations et les soins des animaux des refuges, des animaux appartenant à des personnes défavorisées, et des chats errants




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Organisations Impliquées
Société Protectrice des Animaux
Organisation française.
Existant depuis 1845, la SPA est la plus ancienne organisation de défense des animaux en France et elle représente une véritable institution. Elle recueille, stérilise, place les animaux abandonnés dans des refuges et cherche à les faire adopter. Elle intente de nombreux procès contre les personnes maltraitant des animaux. Elle comporte une cellule spécialisée dans la lutte contre les trafics d'animaux pour des laboratoires. La SPA édite une revue mensuelle "Animaux Magazine", en vente par abonnement.

SPA
39, Bd Berthier
75847 Paris Cedex 17
France
Tel : 01 43 80 40 66
Fax : 01 43 80 99 23
Minitel : 36 15 SPA
Web : www.spa.asso.fr



Outre la SPA "historique" présentée ici, il existe un grand nombre d'organisations régionales ou locales françaises qui portent souvent le nom de "société protectrice" (avec quelques variantes). Elle sont parfois confondues avec la SPA présentée ci-dessus, dont le siège est à Paris.
Certaines de ces associations sont suffisamment grandes pour mener des actions d'envergure (comme la Société Normande de Protection aux Animaux, 7 bis av Jacques Chastellain, Ile Lacroix, 76000 Rouen). Beaucoup d'autres agissent surtout au niveau local, autour d'un refuge. En France, ces associations sont quasiment toutes affiliées à la Confédération Nationale des Sociétés de Protection des Animaux dont le siège est à Lyon.
Vous pouvez donc écrire à la CNSPA pour connaître l'adresse des sociétés de protection proches de chez vous. Vous pouvez aussi vous abonner à leur trimestriel "Défense de l'animal".

CNSPA
25, quai Jean Moulin
69002 Lyon
France
Tel : 04 78 38 71 85
Fax : 04 78 38 71 78
Minitel : 36 15 SPAFRANCE
Web : www.spa-france.asso.fr


Assistance Aux Animaux
Fondation française
AAA mène avec sérieux des actions d'envergure pour la défense des animaux. A l'instar de la SPA, la fondation s'occupe beaucoup de l'adoption des animaux de compagnie, mais refuse par contre de pratiquer des euthanasies. Elle édite un bimestriel "La voix des bêtes".

Assistance Aux Animaux
24 rue Berlioz
75116 Paris
France
Tel : 01 40 67 10 04
Fax : 01 44 17 90 01
Web : krabott.free.fr/nfaa


Fondation Trente Millions d'Amis
Héritière de l'action de Jean-Pierre Hutin, la fondation fait suite à l'ADAC, association de défense des animaux de compagnie. L'émission de télévision et le magazine homonymes portent eux davantage sur la vie quotidienne entre humains et animaux que sur les véritables questions de la protection animale.

Fondation Trente Millions d'Amis
40 cours Albert 1er
75008 Paris
France
Tel : 01 56 59 04 44
Web : www.30millionsdamis.fr


Fondation Brigitte Bardot
Organisation française, connue internationalement grâce à la célébrité de sa présidente. Edite un trimestriel "Info journal". Soutient financièrement de nombreuses organisations de protection animale.

Fondation Brigitte Bardot
28 rue Vineuse
75016 Paris
France
Tel: (33) 01 45 05 14 60
Fax: (33) 01 45 05 14 80
Minitel: 36 15 FBB
Web: www.fondationbrigittebardot.fr


L'Ecole du Chat
Dans les villes, beaucoup de chats survivent dans un état semi-sauvage, occupant des terrains vagues, jardins publics, cimetières, etc.. Ce sont des chats domestiques perdus ou abandonnés, ou leurs descendants.
La loi française les considère comme des animaux errants: ils sont alors capturés, emmenés en fourrière, et euthanasiés.
Pour les sauver, beaucoup d'organisations de défense des animaux cherchent à leur trouver des familles d'accueil, mais les possibilités d'adoption sont réduites, et les chats vont alors passer des années dans un refuge surpeuplé en attendant une adoption très hypothétique. Par ailleurs, tous les chats errants ne sont pas tous adoptables.
L'Ecole du Chat agit elle pour permettre à ces chats de continuer à vivre libres. Elle les stérilise (pour éviter leur prolifération), les vaccine, les tatoue, puis les relâche pour qu'ils vivent en liberté dans un endroit donné de la ville. L'association surveille leur santé, leur délivre de la nourriture et des abris, et surtout, discute avec les riverains et les autorités locales afin que ces chats ne soient pas emmenés à la fourrière.
Vous pouvez rejoindre un groupe déjà existant afin de les aider, vous pouvez aussi fonder un groupe local de l'Ecole du Chat (il faut être au moins trois personnes), ou vous pouvez simplement aider financièrement l'association.


L'Ecole du Chat
Amfreville, Bercy, Bordeaux, Canet, Cergy, Clichy, Eiffel-Suffren, Jacou, Moselle, Nanterre Parc, Les Noës Près Troyes, Loos, Oise, Paris, Pays d'Arles, Poitiers, Saint Aubin les Elboeuf, Toulouse, Trouville, Val d'Yerres et de Seine, Valence.



Groupement de Recherche des Equidés Volés
Association française
Le G.R.E.V. a été fondé en 1984 par des victimes de vols de chevaux. Il a deux objectifs principaux : d'une part, mener des recherches poussées des chevaux déclarés volés en France, chaque fois que possible, en coopérant avec des organisations analogues dans les pays voisins (comme la Belgique ou les Pays bas). D'autre part, gérer un fichier national des équidés répertoriés et enregistrés.
Il n'est pas nécessaire qu'un équidé soit de pure race pour être répertorié. Il doit simplement être tatoué, ou être porteur d'une puce électronique. Cette identification est indolore, et elle est très utile pour retrouver les animaux volés (le taux d'animaux retrouvés est alors quasiment doublé !)
Le G.R.E.V. publie un magazine annuel, envoyé à ses membres. L'association ne se limite pas à lutter contre les vols des équidés, elle est également très active sur les marchés, fermes, abattoirs, lieux de commerce, ... pour contrôler les conditions de vie (et de mort) des animaux. Elle intervient en justice en cas de mauvais traitements, et fait le nécessaire pour héberger et soigner les chevaux.
Toute personne inscrivant son cheval dans le fichier national devient, par la même, adhérente de l'association; mais vous pouvez aussi rejoindre le GREV en adhérant directement, sans avoir besoin de posséder un cheval. Vous pouvez aussi aider l'association par des dons ou en hébergeant des équidés qui ont été retirés à leurs tortionnaires.

Groupement pour la Recherche des Equidés Volés
Le Lieu Mignot
14140 Cheffreville Tonnencourt
Tel : 02 31 31 54 22 Fax : 02 31 62 02 27 Web : www.hippoplus.com/hipposervices
protection/GREV/grev.asp







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Bibliographie
"La belle histoire de la SPA"
Georges Fleury, Grasset
Relate l'historique de la SPA de 1845 à nos jours.


"Hurler avec les chiens", de Brigitte Piquetpellorce, chez Hachette Carrere.
L'auteur, qui dirige la cellule anti-trafic de la SPA, raconte son combat contre les trafics d'animaux familiers.


"Trafiquants de chiens
Le drame des animaux qui disparaissent"
Henri Barbe, Albin Michel
Témoignage et analyse d'un homme d'expérience dans la lutte anti-trafics.


"Un vétérinaire en colère"
Charles Danten
vlb editeur.
L'auteur, vétérinaire et diplomé en agronomie, dénonce des pratiques très lucratives mais fort peu éthiques qui entourent l'élevage et le commerce des animaux de compagnie, la médecine vétérinaire, la fabrication des aliments...


"Le guide juridique de l'animal de compagnie", d'Isabelle Resmond-Michel, Prat editions.
Une bonne source documentaire sur tout ce qui a trait à la vie avec les animaux dans la société actuelle. Bien qu'étant préfacé par la présidente de la Fondation Assitance aux Animaux, cet ouvrage n'est pas directement lié à la protection animale... mais il pourra utilement servir aux défenseurs des animaux en certaines circonstances.






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L'univers de l'horreur: l'Homme se rend maître et possesseur de la Nature

Ils souffrent autant que l'Homme peut les faire souffrir.
Ils souffrent au prorata de l'ingéniosité humaine, infinie dans ce domaine.
http://terresacree.org/concentr.htm

MYTHES ET RÉALITÉS SUR LA VIVISECTION

MYTHES ET RÉALITÉS SUR LA VIVISECTION
- Marjolaine Jolicoeur,
coordonnatrice AHIMSA.






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ON N'UTILISE QUE DES RONGEURS POUR L'EXPÉRIMENTATION ANIMALE



Au Canada, on estime que 2 millions d’animaux font l’objet d’expériences, 7 millions en France, 17 millions aux Etats-Unis, 800 millions à travers le monde. Dans les laboratoires canadiens, 90 % des animaux utilisés sont des rats, des souris, des poissons ou de la volaille ; 18 espèces animales différentes servent pour la recherche (85,5%), pour des tests de produits (9,5%) et dans l’enseignement (5%). Nombre d’animaux deviennent des victimes de la science : chats, chiens, primates, grenouilles, insectes, oiseaux, lapins, des veaux et leur mère, des cochons, des hamsters, etc.

LES SOURCES D'APPROVISIONNEMENT EN ANIMAUX DE LABORATOIRE SONT CONNUES

Certaines le sont, d’autres font partie d’un commerce illicite. Les animaux proviennent de zoos, de chenils spécialisés ou de colonies d’élevage où ils se reproduisent selon des spécifications précises. Charles Rivers de St-Constant, par exemple, produit chaque année un million et demi de rongeurs exempts de tout «contact viral ». D’autres compagnies fournissent des lapins exempts de certaines maladies, des rats obèses, des cobayes sans système immunitaire, des primates hémophiles, etc.

De nombreux primates sont capturés dans la nature en Malaisie, en Indonésie, aux Philippines, en Chine, en Amérique du Sud et en Afrique. Dans certains cas, un ou deux singes sur dix capturés survivent au voyage vers les laboratoires. À cause de ce commerce, plusieurs espèces sont en voie de disparition. Entre 1954 et 1960, plus de 1,500,000 primates de toute espèce ont payé de leur liberté et de leur vie leur contribution au contrôle des vaccins contre la poliomyélite. Les États-Unis sont les plus grands importateurs mondiaux de primates : 13 à 17,000 par année.

Présentement, il y a plus de chimpanzés dans les laboratoires qu’il n’y en a en liberté. Des chiens et des chats sont aussi kidnappés et volés. Selon le Dr James B. Wyngaardeen de l’American National Institute of Health, plus de 200,000 animaux domestiques sont ramassés dans les rues des États-Unis afin d’alimenter le lucratif marché de la vivisection. On retrouve le même phénomène au Canada.

LA VIVISECTION SERT À L'AVANCEMENT DE L'HUMANITÉ


On teste sur les animaux de laboratoire des produits domestiques (savons, crèmes, parfums, shampooings, etc.), des produits chimiques destinés à la consommation (encres, peintures, détergents, lubrifiants, etc.), des pesticides, des armes (nucléaires et autres). Certains animaux subissent plusieurs expérimentations durant des jours, des mois ou même des années. Privations d’oxygène, de sommeil. Créations d’anxiété, d’agressivité, de folie, hypertension par compressions ou blessures d’artères. Transplantations, greffes de têtes ou d’organes, décharges électriques, tumeurs provoquées par des coups, cancers produits par des substances chimiques, absorptions forcées de drogues ou d’alcool, noyades forcées, prélèvement de sang dans le cœur ou les oreilles… Des singes sont projetés contre les murs, des chiens, des singes des lapins ligotés que l’on fait fumer de force, des souris maintenues devant des cigarettes qui se consument, des chevaux recevant des injections de nicotine.

D'AUTRES EXPÉRIENCES QUI RELÈVENT DE LA CRUAUTÉ:

Des chercheurs américains ont séparé dès la naissance des chatons de leur mère. À la fin de l’expérience, les vivisecteurs ont conclu que les chatons séparés miaulaient plus que les chatons non séparés, et, que dans les miaulements des chiots séparés, on détectait une détresse émotionnelle.

À l’Université de Californie, 1,000 chiens ont été nourris d’aliments contenant des doses de radiations 200,000 fois plus fortes que celles que pourraient supporter des humains se trouvant dans une zone de retombées radioactives. Les terribles brûlures internes comme externes furent utilisées pour étalonner les effets radioactifs des futurs engins nucléaires.

Un chercheur américain donna à des rats plus de 15,000 chocs électriques pendant 7 heures. Plus tard, le vivisecteur chauffa le plancher de la cage jusqu’à ce que les rats prisonniers sautent et se lèchent les pattes, à mesure que l’environnement devenait de plus en plus chaud.

Pour les tests de toxicité (comme le DL-50/dose létale 50%), on gave un groupe d’animaux - entre 20 et 200 - d’une substance (cire à planchers, nettoyant pour le four, etc.) jusqu’à ce que la moitié des sujets succombent, peu importe la quantité de substance qu’ils auront absorbée. Les symptômes éprouvés par l’animal pendant les quatorze jours que dure ce traitement vont de l’étouffement, des vomissements et des saignements des yeux, du nez et de la bouche, aux troubles respiratoires, aux convulsions, au déchirement d’organes et à la paralysie. Les survivants sont alors tués pour fins d’examens ou utilisés pour d’autres expériences.

Nous pourrions décrire des milliers d’expériences passées et présentes qui démontrent que la vivisection loin de faire avancer l’humanité la fait plutôt reculer.

LES HUMAINS SONT SUPÉRIEURS AUX ANIMAUX ET CONSÉQUEMMENT DÉTIENNENT LE DROIT DE SE SERVIR D'EUX À LEUR GRÉ

Ce genre de raisonnement a permis l’établissement de l’esclavage. Notre soi-disant supériorité (intellectuelle ou physique) ne nous autorise pas à torturer les plus faibles qu’il s’agisse d’animaux, de bébés, de retardés mentaux ou même de démunis financièrement. Cette attitude arrogante de domination remet en cause toutes nos relations avec les animaux et la reconnaissance de leurs droits les plus fondamentaux. Comme le remarquait à juste titre le philosophe Jeremy Benthan (1748-1832) : « Il ne s’agit pas de se demander si les animaux peuvent raisonner ou s’ils peuvent parler, mais bien, peuvent-ils souffrir ? ».

LES MILLIONS D'ANIMAUX EUTHANASIÉS DANS LES REFUGES POURRAIENT SERVIR À L'EXPÉRIMENTATION ANIMALE

Il y a une différence considérable entre endormir un animal sans douleur et lui faire subir des expériences douloureuses, dégradantes et humiliantes.

L'ANIMAL EST UN MODÈLE IDÉAL POUR DES MALADIES HUMAINES

Croire qu’un rat est un humain en miniature relève de l’aberration mentale et de la fraude scientifique. L’humain et l’animal présentent de grandes différences anatomiques et psychologiques. Ils ne réagissent pas de la même façon face à certains produits.

Une aspirine peut tuer un chat et provoquer des malformations sur la souris à la naissance. La pénicilline tue les cochons d’Inde. L’arsenic n’a pas d’effet nocif pour les singes et les poulets. La morphine calme les humains mais excite les chats et les chevaux. L’insuline produit des difformités chez les poulets, les lapins et les souris.

Plusieurs maladies qui tuent l’humain n’affectent pas les animaux (ex. : le Sida). Les cancers humains sont fort différents des cancers animaux : les tumeurs cancéreuses chez l’animal ne prennent pas vingt ans à se développer. La tuberculose chez l’humain est d’un type autre que la maladie produite artificiellement chez l’animal.

Les animaux ne métabolisent pas les produits de la même façon que les humains. Les humains sont 60 fois plus sensibles à la thalidomide (un tranquillisant prescrit aux femmes enceintes) que les souris, 100 fois plus sensibles que le rat, 200 fois plus sensibles que les chiens et 700 fois plus sensibles que le hamster.

Quand cela fait leur affaire, les vivisecteurs reconnaissent que les expériences sur les animaux ne peuvent jamais être complètement extrapolées aux humains. Lorsque poursuivis en justice pour des médicaments nocifs (ex : la thalidomide) ou pour des produits toxiques, les vivisecteurs évoquent pour leur défense cette différence fondamentale. Pourquoi continuer l’expérimentation animale si, au départ, les bases sont faussées ? Pour le professeur et médecin Pietro Croce : « La réponse que nous obtenons des expérimentations animales n’est jamais fiable, malgré d’occasionnelles coïncidences. Voilà pourquoi la vivisection doit être abolie ».

L'EXPÉRIMENTATION ANIMALE PROTÈGE LES HUMAINS CONTRE LES EFFETS SECONDAIRES NOCIFS DES MÉDICAMENTS

Au contraire, ils sont nombreux les médicaments qui, même s’ils furent testés sur des animaux, s’avèrent tout de même toxiques, cancérigènes et mutagènes chez les humains.

Dans les années 60, l’inhalateur Isoproterenol tua 3,500 asthmatiques à travers le monde. Ce produit cause des lésions au cœur chez les rats mais non chez les chiens ou les cochons, et les chats peuvent supporter des doses 175 fois plus élevées qu’un asthmatique avant de succomber.

Le Phenformin prescrit aux diabétiques tua 16,000 personnes avant que la compagnie Ciba-Geigy le retire du marché.

Oraflex, sensé guérir les rats d’une forme d’arthrite, lorsque prescrit à des humains, causa 3,500 effets secondaires graves ainsi que la mort de 61 personnes.

Le Phanagetine, analgésique entrant dans la composition de 200 spécialités (ex : la Veganine) destinées à combattre la grippe, la fièvre et les douleurs, provoque le blocage et la destruction des reins ainsi que des tumeurs rénales.

La Reserpine, utilisée contre l’hypertension artérielle, multiplie par trois les risques du cancer du sein et est un facteur important de risque dans les cancers du cerveau, du pancréas, du col de l’utérus et des ovaires.

Deux anti-bactériens, le Trimethoprim mis au point par Welcome et le Sulfamethoxazole de Hoffman LaRoche, ont causé la mort de centaines de personnes en Grande-Bretagne depuis les 20 dernières années. Ces médicaments qui servent à combattre de nombreuses maladies, en particulier les infections urinaires et la bronchite, contiennent un composé de sulfure responsable d’effets secondaires graves comme des «réactions sanguines mortelles ». La Commission anglaise sur la sécurité des médicaments a recensé 113 morts reliées à cet ingrédient mais ses études montrent que les cas non signalés pourraient être 10 fois supérieurs rien qu’en Grande-Bretagne, ce qui ne représente qu’un dixième du marché du médicament.

Le Fenclozic, médicament contre l’arthrite, fut jugé inoffensif sur des souris, des rats, des chiens et des singes mais cause des dommages au foie de l’humain.

L’Uréthane, utilisé jadis contre la leucémie (cancer du sang) s’est avéré capable de provoquer le cancer du foie, des poumons et de la moelle.P> L’Isoniazide et l’Iproniazide, antibiotiques utilisés contre la tuberculose, provoquent la nécrose du foie.

Le Phénindione (anticoagulant censé empêcher la formation de caillots dans le sang) provoque des atteintes rénales et hépatiques, l’agranulocytose (maladie souvent mortelle du sang) et des pancréatites aiguës.

Lancé sur le marché mondial dans les années 40, l’œstrogène synthétique Stilboestrol était censé prévenir les fausses couches ou le cancer de la prostate. Le Stilboestrol s’est non seulement montré impuissant à guérir quoi que ce soit, mais il s’est montré susceptible de causer le cancer par voie génétique, en traversant la barrière placentaire et en endommageant le fœtus. Des jeunes filles dont la mère avait absorbé du Stilboestrol pendant leur grossesse ont développé un cancer vaginal.

L'INDUSTRIE PHARMACEUTIQUE A À COEUR LA SANTÉ DES HUMAINS


Nous pourrions plutôt dire que l’industrie pharmaceutique a à cœur la maladie des humains. Ce qu’elle désire avant tout, c’est faire des profits. Les ventes annuelles des compagnies pharmaceutiques canadiennes s’élèvent à plus de 4 milliards de dollars. En Amérique du Nord, les multinationales pharmaceutiques dépensent chaque année, 3,5 milliards de dollars en promotion et en publicité. Elles sont l’exemple parfait du pouvoir de l’argent. De plus, elles exercent un puissant lobbying auprès des gouvernements, des universités, des chercheurs, des médecins et des revues médicales.

Des 177 nouveaux médicaments introduits sur le marché canadien entre 1988 et 1990, seulement huit, soit 4,5% du total, pouvaient se ranger dans la catégorie très vague d’une «amélioration à la cure thérapeutique du patient ». Le reste des médicaments se rangeait dans le fourre-tout des variations sur un même thème à des fins de marketing et de positionnement de marché.

Même si les compagnies pharmaceutiques clament que l’expérimentation animale est primordiale pour protéger les humains, des médicaments testés sur les animaux et déclarés potentiellement dangereux sont tout de même commercialisés. L’AZT, un antiviral prescrit aux sidéens et fabriqué par Welcome, lorsque testé sur les rats est mutagène et cancérigène.

Le médicament Tomoxifen de la compagnie ICI est prescrit pour prévenir la récurrence du cancer du sein chez les femmes traitées pour cette maladie. En laboratoire, lorsqu’administré aux rongeurs, il donne le cancer des gonades chez la souris et le cancer du foie aux rats.

Omeprazole, un médicament prescrit pour les ulcères, s’avère cancérigène pour les rats.

Tretinoin, utilisé pour le traitement de l’acné, augmente chez la souris les tumeurs de la peau.

TOUT PROGRÈS DE LA MÉDECINE, QU'IL S'AGISSE D'UN MÉDICAMENT, D'UNE MÉTHODE D'OPÉRATION OU D'UNE NOUVELLE THÉRAPIE, DOIT ÊTRE EXPÉRIMENTÉ SUR UN ÊTRE VIVANT; À DÉFAUT D'UN ANIMAL, IL FAUDRAIT DONC AVOIR RECOURS À UN ÊTRE HUMAIN: LE CHOIX SE SITUE ENTRE UN CHIEN OU UN ENFANT !

Tous les médicaments finissent par être testés sur des humains malgré l’expérimentation animale. De plus, les vivisecteurs ne se sont jamais empêchés de faire des expériences sur l’humain. Puisque la vivisection amène une déshumanisation et une désensibilisation de la conscience face à la souffrance, l’expérimentation chez l’humain est la conséquence logique et tragique de l’expérimentation animale. Il n’est guère surprenant de constater que, dans les pays totalitaires, les bourreaux s’entraînent d’abord sur des animaux avant de torturer des humains.

Nombre d’humains, nouveau-nés, retardés mentaux, orphelins ou vieillards, prisonniers, des êtres aussi impuissants et sans défense que les animaux de laboratoire, furent d’involontaires cobayes d’une science sans conscience.

À la fin des années 50, le Toronto Hospital for Sick Children fit de nombreuses expériences sur la «la pression que le sang exerce sur les parois de l’artère pulmonaire au cours des cinq premiers mois de la vie », en introduisant un cathéter dans la veine de la cuisse jusqu’à l’artère pulmonaire. Les sujets de cette étude, des bébés retardés mentaux, subirent ces expériences sans administration de sédatifs.

Quelques années plus tard, à Boston, des médecins procédèrent à des cathétérismes cardiaques sur 38 nouveau-nés. Les opérations se déroulèrent sans anesthésie sur des bébés n’ayant aucune anomalie cardiaque.

Aux États-Unis, 21 malades mentaux, débiles ou atteints d’une psychose, reçurent par ponction lombaire une injection de tuberculine (produit dérivé du bacille de la tuberculose utilisé pour les cuti-réactions). Quelques heures après l’injection, la température des sujets augmenta, ils commencèrent à vomir et certains furent atteints de méningite.

En 1958, 40 déficients mentaux âgés de 5 à 10 ans, de New York, ont été utilisés comme matériel expérimental pour être infectés par le virus de l’hépatite.

En 1975, 425 patients syphilitiques, pauvres, analphabètes et de race noire, recrutés dans des cliniques publiques de l’Alabama, furent privés d’un remède connu pour son efficacité, afin «d’étudier les effets de la syphilis sur l’organisme humaine ».

De plus en plus d’expériences se déroulent sur des fœtus vivants, résultant d’avortements. On rapporte des cas où des cœurs d’enfants arrachés vivants, à l’état embryonnaire du corps de leur mère et vendus aux chercheurs, ont été implantés dans des chiens.

Des tissus fœtaux humains (du foie, du thymus, etc.) sont transplantés dans des souris pour des recherches sur la leucémie, l’hépatite ou le Sida.

LA VIVISECTION EST LIÉE AU PROGRÈS DE LA MÉDECINE


Dans bien des cas, c’est plutôt l’inverse qui est vrai. On peut se demander si la médecine avance réellement quand de plus en plus de personnes meurent de cancers, de maladies de dégénérescence, le système immunitaire atteint de toutes parts (par les virus, les toxines, les pesticides, les médicaments, les antibiotiques ou les vaccins). L’espérance de la vie a augmenté, mais pas sa qualité. Les gens ne sont pas guéris mais maintenus artificiellement en vie.

Stéthoscope, thermomètre, électrocardiographie, mesure de la pression sanguine, percussion, rayons X, techniques de réanimation et plusieurs autres moyens de diagnostics ou traitements, considérés parmi les plus importants par la médecine, ne sont pas attribuables à l’utilisation d’animaux.

En 1785, William Withering, médecin et botaniste anglais, testa avec succès sur ses patients atteints de cardiopathies une infusion de feuilles séchées de digitale. Des chercheurs scientifiques découvrirent pour leur part que la digitale élevait dangereusement la pression sanguine des chiens. Il fallut attendre près de 150 ans avant que la digitale ne soit reconnue comme bénéfique pour les humains.

L’aspirine, extrait de l’écorce de saule, existe depuis 100 ans. De par le monde, on en consomme chaque année près de 100 milliards et une cinquantaine de médicaments, vendus sans ordonnance, sont faits à base d’aspirine. Ce médicament, reconnu comme efficace et populaire auprès du public, n’aurait pu être commercialisé si on avait pris en considération que l’aspirine est toxique pour les rats, les souris, les chiens, les chats et les singes.

L’iode et la pénicilline sont d’autres exemples de médicaments découverts sans expérimentation animale. Les principaux progrès de la médecine dans certains domaines relèvent de l’observation clinique des patients, de mesures d’hygiène, de découvertes fortuites et de l’épidémiologie.

La médecine n’a pas besoin de la vivisection pour vraiment progresser. Les États-Unis, le plus grand consommateur mondial d’animaux de laboratoire, ne constitue pas la nation la plus en santé. L’espérance de vie des Américains ne détient que la 17ième place au palmarès de la planète.

C'EST GRÂCE À L'EXPÉRIMENTATION ANIMALE QUE L'INSULINE FUT DÉCOUVERTE ET QUE LE DIABÈTE PEUT ÊTRE GUÉRI

On a sacrifié une quantité démesurée de chiens depuis le siècle dernier pour tenter de comprendre le diabète, la troisième cause de décès en Amérique du Nord, derrière les maladies cardio-vasculaires et le cancer. De fait, le Nord-Américain a une chance sur cinq de développer un diabète au cours de son existence et environ dix millions d’Américains seraient atteints de la maladie. On estime à cinq milliards par année les coûts reliés à cette maladie aux États-Unis. Depuis la découverte de l’insuline, les morts par diabète n’ont pas diminué mais augmenté. L’incidence de cette maladie double tous les dix ans.

On croit à tort que ce sont les Canadiens Best et Banting qui, en 1921, ont démontré le rôle de l’insuline dans cette maladie. En 1788, le médecin Thomas Cawley avait déjà fait le rapport entre le diabète et la dégénérescence du pancréas - sans expérimentation animale - en examinant le corps d’un de ses patients, mort de cette maladie. Déjà en 1766, un autre médecin Matthew Dobson détectait un taux élevé de sucre dans l’urine d’un de ses patients.

Il y a 50 ans, le Dr. J.E.R. McDonagh, chirurgien anglais, émettait des doutes quant à l’utilité de l’insuline : « Le diabète est un symptôme, non une maladie, et l’insuline ne fait que pallier ce symptôme. Le médicament ne donne pas d’éclaircissement sur la cause, il n’agit pas de la manière décrite et, si la cause avait été trouvée et supprimée comme elle peut l’être, il n’y aurait pas eu de raison de l’utiliser ».

Pour étudier le diabète, l’un des animaux favoris des vivisecteurs est le chien, même si cet animal a des habitudes alimentaires et des réactions organiques radicalement dissemblables à celles des humains. Si l’expérimentation animale avait été abolie dans le passé, peut-être aurions-nous compris un peu plus les mécanismes véritables du diabète au lieu de nous fier sur des expériences absurdes sur des chiens ou des rongeurs.

Heureusement, de plus en plus de chercheurs croient que le diabète est relié à l’alimentation ou à des facteurs environnementaux.

Dans la revue Lancet, le Dr Inder Sigh rapporte une étude au cours de laquelle 80 diabétiques ont été soumis à un régime à faible teneur en matières grasses - 20 à 30 g par jour - et absolument sans sucre, En six semaines, plus de 60% d’entre eux pouvaient se passer d’insuline. Dans les semaines qui ont suivi, ce chiffre est passé à 70%. Les insulino-dépendants qui restaient n’avaient encore besoin que d’une infime fraction de leur dose habituelle. Une autre étude, rapportée par l’American Journal of Clinical, démontre que 45% des 20 diabétiques observés - tous insulino-dépendants - ont pu interrompre leurs injections d’insuline après seulement 16 jours d’un régime riche en fibres et pauvre en lipides.

Les cas de diabète sont rares, sinon inexistants, dans les pays où on consomme surtout des céréales, des légumes et des fruits. Dans les cas de diabète juvénile, certains avancent l’hypothèse que les vaccins pourraient déclencher le processus de la maladie.

C'EST GRÂCE À L'EXPÉRIMENTATION ANIMALE QUE LE CANCER PEUT ÊTRE GUÉRI

Depuis 1970 au Canada, l’incidence du cancer grimpe de 1% par année. Une personne sur trois est atteinte. Dans un rapport récent, un groupe de travail national «cancer 2000 » prédit pour les 10 prochaines années une augmentation de 50% du nombre de personnes souffrant de cancer : « Nous approchons du point de crise. Malgré l’investissement des dernières décennies, tant en effort qu’en argent, nous ne sommes pas parvenus à réduire l’incidence globale du cancer et le taux de mortalité ».

Le cancer est une maladie reliée à la fois aux émotions, au système immunitaire, aux habitudes de vie et alimentaires, à des facteurs environnementaux. Une tumeur n’est pas une maladie mais un symptôme. La médecine officielle continue à confondre maladie et symptômes et à ne traiter que ces derniers.

Le rat, le chat, le chien ou le singe ne sont pas des modèles plausibles pour trouver des solutions à cette explosion des cas de cancer. Une tumeur provoquée délibérément chez un animal n’est guère semblable à une tumeur humaine qui se développe pendant de longues années.

Comme le fait remarquer avec raison le Dr Robert Sharp : « L’utilisation d’animaux, qui ont tendance à développer des cancers différents de ceux des êtres humains, pourrait être la raison pour laquelle la recherche sur le cancer n’a eu aucun succès ».

C'EST GRÂCE À L'EXPÉRIMENTATION ANIMALE QUE LE SIDA POURRA ÊTRE GUÉRI

Afin d’amasser des dons et de l’argent, les laboratoires se servent des mêmes arguments pour le Sida que ceux utilisés pour le cancer. Des animaux de toutes sortes mais principalement des singes, des chimpanzés sont délibérément infectés par le virus du Sida malgré le fait que les vivisecteurs ne peuvent transmettre un Sida humain à un animal. Là encore, les animaux réagissent différemment à un virus humain.

À force de jouer aux apprentis sorciers avec des virus toxiques, les vivisecteurs ont peut-être contribué à répandre une maladie comme le Sida….

SANS LA VIVISECTION, DES DÉCOUVERTES CHIRURGICALES ( COMME LES TRANSPLANTATIONS ) N'AURAIENT PU ÊTRE POSSIBLES

« Je n’ai jamais connu un seul bon chirurgien qui ait appris quoi que ce soit par les animaux ». (Abel Desjardins, chirurgien en chef du Collège de la Chirurgie de la Faculté de Paris).

L’étude des traités d’anatomie, la dissection de cadavres humains, l’observation des patients, voilà la véritable école de chirurgie. L’anatomie d’un chien ne peut en aucun cas nous renseigner sur celle d’un humain.

Croire que les transplantations d’organes sont un progrès demeure une illusion. Il n’y aura jamais assez d’organes disponibles pour toutes les maladies. Seuls les bien nantis pourront avoir droit à cette technique coûteuse. Les plus pauvres alimenteront le marché en vendant leurs reins, leurs yeux, etc.

Même en sacrifiant des singes ou des cochons afin de transplanter leurs organes à des humains, l’incidence des maladies ne baissera pas, tant que l’humain ne se sentira pas «responsable». Responsable de sa santé par des changements alimentaires, émotionnels ou environnementaux.

Notons que les patients ayant subi une transplantation risquent de 100 à 140 fois plus le risque de contracter le cancer, entre autres choses à cause des médicaments anti-rejets.

SANS L'EXPÉRIMENTATION ANIMALE, ON N'AURAIT PAS DÉCOUVERT LE VACCIN CONTRE LA POLIOMÉLITE

De plus en plus, des voix s’élèvent dans le milieu médical afin de dénoncer la nocivité des vaccins. Celui de la poliomyélite, jugé «miraculeux» dans les années 50, s’avère en fait dangereux. Fait à partir de reins de singes, le vaccin fut maintes fois contaminé par des virus animaux. Le vaccin augmente la vulnérabilité à la maladie et la plupart des cas de polio actuels sont dus au vaccin : « Contrairement aux croyances antérieurement établies à propos des vaccins du virus de la polio, l’évidence existe maintenant que le vaccin viral vivant ne peut être administré sans risque de produire la paralysie », affirme le Dr Jonas Salk. On ne trouve pas de preuve scientifique indiquant que le vaccin a fait disparaître la maladie. La polio a également disparue dans d’autres parties du monde où il n’a pas été utilisé.

LES VIVISECTEURS NE SONT PAS TOUS DES BARBARES OU DES SADIQUES, CE SONT DES « HOMMES DE SCIENCE » EN QUÊTE DE CONNAISSANCE


Il semble que pour beaucoup de vivisecteurs «la fin justifie les moyens » et que leurs chemins menant à la connaissance sont si tortueux et sacrés qu’ils impliquent la torture d’animaux et d’humains. Certains vivisecteurs pensent peut-être sincèrement que leurs expériences sont utiles pour l’humanité. Mais infliger des blessures, des coups, des brûlures ou des intoxications graves à un animal relève de la cruauté. Ne pas le voir indique que les vivisecteurs souffrent d’un genre d’aveuglement conditionné par les dogmes de la religion scientifique. La vivisection les déshumanise et les désensibilise face à la souffrance d’autrui. Que vaut une intelligence privée de sensibilité ?

Si un vivisecteur inflige à des chiens différentes brûlures ou greffes, il est justifié de le faire au nom de la science. S’il s’agit d’une personne «ordinaire», elle sera traduite (avec raison) en justice et taxée de cruauté. Sacrifiés sur l’autel de la science, des animaux de laboratoire furent exposés aux micro-ondes durant plusieurs jours, subissant de graves blessures. À la même époque - la fin des années 80 - un jeune citoyen de la région d’Ottawa fut condamné à la prison après avoir tué un chat en le cuisant au four à micro-ondes ; la Cour a jugé ce délit comme une sauvagerie immonde.

Le montréalais Hans Selye, dont une chaire universitaire porte son nom, a bénéficié de subventions considérables afin de soumettre des milliers d’animaux - lapins, chiens, chats, souris, rats - à des situations «stressantes» : brûlures, intoxications, noyades, expositions à la chaleur et au froid excessifs, ablations des glandes, écrasements de la queue et des testicules, pattes brisées, chair écrasée, etc.

Claude Bernard (1813-1878) cuisait des chiens vivants dans des fours spécialement aménagés à cet effet. Celui qu’on considère comme le «père de la vivisection » est reconnu par plusieurs scientifiques comme un génie. On pourrait plutôt lui appliquer cette définition du philosophe Johannes Udes : « le vivisecteur est un individu moralement sous-développé avec des tendances pathologiques ».

L’être humain, même s’il est un «homme de science », n’a pas un droit de propriété, ni un droit de disposition absolue sur les animaux et ceux-ci ne peuvent être considérés comme de simples objets. Les animaux, comme tout être vivant, ont des droits fondés sur leur capacité de souffrir : « Je suis radicalement contre la vivisection. À mes yeux, cette pratique est inacceptable, c’est de l’agression. Une souffrance est une souffrance et flamber un chien, c’est flamber un chien, quelles que soient les connaissances qu’on en retire ».
(Marcel Duquette)

LES ANITI-VIVISECTIONNISTES : TOUS DES SENTIMENTAUX, DES TERRORISTES, DES GRANOLES, DES EXTRÉMISTES, DES RADICAUX CONTRE L'AVANCEMENT DE LA SCIENCE

Ceux qui désirent l’abolition de la vivisection font partie d’un vaste mouvement regroupant des humanistes, des médecins, des scientifiques ou des philosophes. Depuis les siècles passés, nombreux furent ceux qui s’opposèrent à la vivisection : Léonard de Vinci, Voltaire, Victor Hugo, C.G. Jung, Albert Einstein, Georges Bernard Shaw, Gandhi, Annie Besant, Marguerite Yourcenar, pour n’en nommer que quelques-uns. La reine Victoria croyait que la vivisection est «une disgrâce pour l’humanité et le christianisme ». De nombreuses ligues anti-vivisectionnistes existent en Europe et en Amérique du Nord depuis plus de 100 ans.

De plus en plus de voix s’élèvent à travers le monde afin que cette pratique immorale et sans fondement scientifique cesse. Au Canada seulement, plus de 25 organismes militent pour l’abolition de la vivisection. À Genève, la Ligue Internationale Médecins pour l’Abolition de la Vivisection englobe plus de 150 membres de la communauté médicale de 14 pays et considère l’expérimentation animale comme « un crime contre la science, contre la vie humaine et animale ».

SI L'EXPÉRIMENTATION ANIMALE ÉTAIT ABOLIE, LES CONSÉQUENCES POUR LA SANTÉ HUMAINE SERAIENT DÉSASTREUSES

La santé humaine n’a rien à voir à la mise au point de porcelets transgéniques, de souris ayant des cellules humaines, de transplantations de cœur de babouin ou de clonages de singes.

Les humains doivent plutôt renforcer leur système immunitaire, se tourner vers la prévention, adopter une alimentation pauvre en protéines animales et riche en fruits et légumes. Ils doivent arrêter de produire des produits chimiques, reconnaître que tous ces produits toxiques responsables de la pollution de l’environnement ont été déclarés sûrs, sur la base des tests d’animaux : « Le fait de déclarer inoffensif un pesticide chimique, sur la seule base d’une expérimentation animale non concluante, est non seulement anti-scientifique, mais peut même s’avérer dangereux, en suscitant un sentiment de fausse sécurité chez l’utilisateur de ce produit toxique ».
(Albert Daveluy, chimiste)

Nous devons avoir recours à une médecine holistique pour une santé intégrale. L’humain n’est pas qu’un corps, l’effet placebo par exemple le prouve amplement. En fait, comme le fait remarquer Norman Cousins «le placebo est le médecin qui réside en nous ».

L’effet placebo, c’est-à-dire celui produit par une substance inerte et inoffensive substituée à un médicament pour obtenir un soulagement chez le patient, est bien réel en pharmacologie. Sur dix personnes souffrant de diarrhée, cinq seront guéries par un placebo. Un phénomène similaire pourra se vérifier dans des cas d’arthrite. Les 77,4 % d’un groupe de patients qui avaient reçu un placebo à la place d’antihistaminiques dirent avoir été pris de somnolence, effet caractéristique des antihistaminiques. Dans une autre étude, des médecins administrèrent des placebos à 133 patients souffrant de dépression qui n’avaient pas encore pris de médicament. La réaction du quart d’entre eux au placebo fut si positive qu’ils durent être exclus des essais subséquents de médicaments réels. Des placebos - des injections salines - furent administrés à des morphinomanes qui n’eurent pas de symptômes de manque jusqu’à l’arrêt des injections.

Il est absurde d’utiliser le modèle animal pour des maladies telles que les migraines, la dépression, l’obésité, l’alcoolisme ou la maladie d’Alzheimer dans lesquelles le psychisme très développé de l’être humain entre en ligne de compte dans des proportions que personne ne connaît précisément.

L’être humain n’est pas une souris, il n’est pas que son enveloppe physique. Il est connecté à ses émotions, à ses aspirations spirituelles, à son âme, à son esprit.

IL N'Y A PAS D'ALTERNATIVES À LA VIVISECTION

Un changement de conscience, une médecine holistique et non violente sont des alternatives à la vivisection. De plus, il existe des techniques plus fiables pour tester les médicaments ou les produits de consommation que la vivisection et bon nombre de scientifiques les trouvent plus concluantes que l’expérimentation animale.

En 1982, les professeurs Farnswroth et Pezzuto de la Faculté de Pharmacologie de l’Université de l’Illinois ont déclaré qu’il existe suffisamment de techniques pour déterminer tout effet de médicament en toxicité. S’ajoutent les enzymes, les cultures de bactéries du test Ames, les cellules et tissus humains (obtenus à partir du placenta après l’accouchement ou d’une biopsie), les combinaisons élaborées par l’informatique ou l’analyse par ordinateur, la mise sur pied de banques de données, etc. Un chercheur de l’Université du Québec à Rimouski a récemment mis au point un logiciel « grenouille » qui réagit comme le ferait l’animal à une expérimentation.

JE NE PEUX RIEN FAIRE CONTRE LA VIVISECTION

Nous faisons tous partie de la solution. Ayez recours à une médecine non violente et globale. N’achetez que des produits testés sans cruauté sur les animaux et ne contenant que des ingrédients naturels, biodégradables, sans dérivés animaux. Joignez-vous à un organisme anti-vivisectionniste et apportez-lui votre soutien. Participez à des marches, des manifestations. Renseignez-vous sur les effets secondaires et toxiques des médicaments. Sachez que les vaccins (pour vous ou votre animal) sont potentiellement dangereux. Avant de donner votre argent ou votre temps à un téléthon ou à une association, demandez si vos dons serviront à la recherche animale. Devenez une voix pour les sans-voix, faites circuler l’information, écrivez des lettres aux médias, à vos députés, aux compagnies qui testent sur les animaux. Pratiquez la «simplicité volontaire » en n’encourageant pas la consommation effrénée de nouveaux produits. Exigez la fermeture des laboratoires qui expérimentent sur les animaux. Souvenez-vous qu’on ne réglemente pas la torture, on l’abolit !

SOURCES :
Hurlements, Marcel Duquette, Éd. Michel Quintin
Ces bêtes qu’on torture inutilement, Hans Ruesch, Éd. Pierre-Marcel Favre
Les faussaires de la Science, Hans Ruesch, Éd. Civis
Nous sommes tous des cobayes, Marc Maillet, Éd. J.A.
Why Animal Experiments Must Stop, Vernon Coleman, Ed. Green Print
Betrayal of Trust, Vernon Coleman, Ed. European Medical Journal
In Pity and in Anger, A Study of the Use of Animal in Science, John Vyvyan, Ed. Micah
Is Animal Experimentation Justified ?, Collectif, Ed. Greenhaven Press Inc.
The Myth of Vivisection, Alert (B.P. 94, Côte-des-Neiges, Montréal, H3S 1S4)
La volonté de guérir, Norman Cousins, Éd. Seuil
The Case Book of Experiments With Living Animals, The American Anti-Vivisection Society
L’anti-vivisection, No. 124, 1995, Ligue française contre la vivisection
Expressions, National Anti-Vivisection Society

ORGANISMES ANTI-VIVISECTIONNISTES :

AHIMSA, Ste-Rita, G0L 4G0, (418) 963-5333
Ligue Française Contre la Vivisection, 84 rue Blanche, 75009 Paris, France
Société Nationale pour la Défense des Animaux, B.P. 94301, Vincennes, Cedex, France
Ligue Internationale Médecins pour l’Abolition de la Vivisection, c/o Dr Vernon Coleman, Lynmouth Devon EX35 6EE
CIVIS, Via Motta 51 CH6900, Mussagno-Lugano, Suisse
CIVITAS, P.O. Box 26, Swain, N.Y. 14884, U.S.A.
American Anti-Vivisection Society, Suite 204, Noble Plaza, 80l Old York Road, Jenkintown, Pa 19046-1685, U.S.A.
National Anti-Vivisection Society, 53 West Jackson Blvd., Chicago, Illinois 60604-3795.

lundi 28 mai 2007

La réflexion sur le vivant n'est pas l'apanage des scientifiques, visiblement!

Vivisection: l'homme et le Vivant.Peut-on réellement parler d'un progrès scientifique??

"La grandeur d'une nation et ses progrès moraux peuvent se juger à la façon dont elle traite les animaux" GHANDI

Tout est dit ....ici :http://www.artezia.net/animaux/vivisection/vivisection.htm

vendredi 25 mai 2007

A Regarder le coeur bien accroché , mais c'est la réalité des animaux de laboratoire.

L'homme....sans doute l'espèce la plus dangereuse , indigne du statut qu'elle s'octroie.

Anti Vivisection ~ STOP Animal Testing

d'autres liens sur la page en archives , rubrique 'humanité, quelle humanité"!

PeTA Anti Animal Testing

"Juste" une présentation clip

jeudi 24 mai 2007

Sarah McLachlan Angel

on ne peut que se laisser bercer par la voix chaude et envoûtante de Sarah McLachlan qui nous offre son univers féérique sur un plateau d'argent...

Native de Halifax, c'est en s'installant à Vancouver que Sarah Mc Lachlan débutera pour de bon sa carrière à l'âge de 20 ans, et ce 3e album – publié en 1993 – fut consacré disque de platine l'année suivante. Fort du témoignage de cette chanteuse, entre pop et folk, qui s'engagea afin de rendre compte de la situation des enfants prostitués en Thaïlande et au Cambodge, ce disque contient quelques pièces maîtresses, comme "Possession" qui ouvre le disque sur un tempo enlevé, sans pour autant paraître joyeux. On en trouvera même une seconde version en titre caché, avec la chanteuse seule au piano. D'autres expressions de ce style sombre et poignant qui est le sien sont fournies dans "Hold On", contrastant avec des plages plus insouciantes comme "Ice Cream". Assistée de son fidèle producteur Pierre Marchand, à la fois aigre-douce, paisible et élégante, Sarah Mc Lachlan donne ici un album consistant, préfigurant son successeur, "Surfacing", qui la consacrera.

Tori Amos - Pretty Good Year

Tori Amos fait partie des personnalités - peu importe le sexe, même si sa sensibilité est indubitablement féminine - pour qui les étiquettes n'ont guère de sens. Digne héritière de l'honnêteté aventureuse de Joni Mitchell et de la pop baroque de Kate Bush, cette fille de pasteur fait sensation avec ce "véritable" premier album. Elle s'y révèle une chanteuse à la voix aussi souple que sensuelle et une pianiste virtuose sans ostentation (ses années d'études classiques n'ont pas été perdues), et sait revisiter les vieux thèmes de l'amour, de la culpabilité et de la recherche de soi avec une originalité et une vigueur peu communes. Du dynamisme de "Crucify" à l'horreur de "Me And A Gun", qui relate a capella le viol dont elle fut victime, rien sur Little Earthquakes ne flirte avec la banalité.
Par son talent, Tori Amos a fait de cet album un recueil de chansons uniques. Chacune est portée par une emotion qui lui est propre et plonge l'auditeur dans un univers sonore chargé créativité et surtout de vecu. Le piano magnifie la voix de cette artiste hors norme (Mother), les envolées de violons sont bouleversantes (Winter). Cet album est dans doute l'un des plus beaux de Tori et il merite une place de choix dans toute discothèque qui se respecte...

elephantman - Dreams and questions

Un film ou devrais-je dire une merveille bouleversante dont on a du mal à sortir indemne. Tout dedans y est parfaitement tissé jusqu'à la grande scène finale accompagnée par le déchirant adagio de Barber. Dès le début Lynch joue beaucoup sur les sons et l'angoisse et garde longtemps le suspense avant de nous montrer le visage de John Merrick. Contrastés par le choix judicieux du noir et blanc, Anthony Hopkins et John Hurt dans deux de leurs plus beaux roles entament une des plus belles relations du cinéma à la tonalité profondément émouvante. Mais au delà d'un plaidoyer pour la tolérance, ce film se veut avant tout un hymne à la vie à l'image de l'ode à l'eternité que prononce la mère du héros à la fin. "Rien ne meurt". Inoubliable
Le scénario:Londres, 1884. Le chirurgien Frederick Treves découvre un homme complètement défiguré et difforme, devenu une attraction de foire. John Merrick, " le monstre ", doit son nom de Elephant Man au terrible accident que subit sa mère. Alors enceinte de quelques mois, elle est renversée par un éléphant. Impressionné par de telles difformités, le Dr. Treves achète Merrick, l'arrachant ainsi à la violence de son propriétaire, et à l'humiliation quotidienne d'être mis en spectacle. Le chirurgien pense alors que " le monstre " est un idiot congénital. Il découvre rapidement en Merrick un homme meurtri, intelligent et doté d'une grande sensibilité.

TORI AMOS--Crucify

Tori Amos - Smells like teen spirit

lundi 21 mai 2007

Le stoïcisme de Descartes

Le stoïcisme dans la correspondance avec la Princesse Elisabeth.


Introduction.


L'influence du stoïcisme sur la morale cartésienne n'est pas à établir; elle est perceptible en particulier dans les maximes de la morale par provision que Descartes propose dans la troisième partie du D.M; et qu'il affirme suffisantes, si on les observe et les applique avec constance, pour conduire sa vie, en l'absence même de toute connaissance certaine et assurée. Le stoïcisme de Descartes est particulièrement manifeste dans la troisième règle où il rend un hommage appuyé et indistinct aux anciens, et dans la formule:" tâcher toujours plutôt à me vaincre que la fortune, et à changer mes désirs plutôt que l'ordre du monde"; conséquence pratique tout à fait nécessaire de ce qu'on a compris cette vérité: que si nous ne pouvons rien sur l'ordre du monde et ce qui nous arrive conformément à cet ordre, nous pouvons tout sur nos représentations et nos désirs, nos volontés, sur ce que Descartes appelle génériquement "pensées", car nous en sommes entièrement les maîtres. Tout cela est indéniablement très stoïcien.

La correspondance de Descartes avec Elisabeth porte principalement pour ne pas dire exclusivement sur des questions de morale de première importance, à la fois en elles-mêmes, et par leur produit philosophique propre, le Traité des Passions de l'âme, rédigé pendant le temps de cette correspondance. Si on part du principe que Descartes est stoïcien dans ses positions morales générales, on peut se demander si dans cette correspondance qui s'étale sur pas moins de six années, on trouve une manifestation encore plus évidente de ce stoïcisme. Ou, si, au contraire, on y trouve un dépassement de cette influence initiale sous l'effet de l'avancement de Descartes sur le chemin de la connaissance. En somme cela reviendrait à penser que Descartes fut stoïcien par provision. La correspondance avec Elisabeth serait-elle donc le lieu privilégié d'un travail qui consisterait à démêler ce qui est originalement cartésien dans la morale de ce qui reste sous influence stoïcienne?

Voilà pour la raison générale du choix du sujet de cette conférence: le stoïcisme dans la correspondance avec Elisabeth. Il a aussi des raisons particulières, propres à cette correspondance. Commençons par celle qui peut paraître anecdotique, mais qui ne l'est pas: la personne même d'Elisabeth. Quel meilleur candidat au stoïcisme qu'une jeune femme de haute naissance, mais jetée pour ainsi dire à bas de sa condition élevée; vivant en exil, si contrariée par le sort, si peu libre, si dépendante de la volonté d'autrui dans le choix de son lieu de séjour, sa compagnie et même ses activités, comme elle-même s'en plaint de façon poignante, par exemple dans sa lettre du 29 nov. 46? On ne peut même rêver personne à qui il importe plus de donner une leçon de stoïcisme que l'on résumerait par le fameux "changer ses désirs plutôt que l'ordre du monde." Elisabeth n'est-elle pas par excellence quelqu'un qu'il faut éclairer sur les moyens de vivre heureux en dépit de l'infortune? Remarquons tout de suite qu'Elisabeth elle-même note dans la lettre du 16 août 45 que la fortitude du sage stoïcien, et plus généralement antique, ne peut être exigée du prince ou du courtisan. Candidate idéale mais somme toute d'emblée désabusée, serait-on tenté de penser.

La raison plus sérieuse de ce choix vient de la suite des cinq lettres consacrées au traité de Sénèque: De vita beata. De la vie bienheureuse. Quoi de plus précieux que ces pages où Descartes confronte sa pensée à celle d'un texte stoïcien précis. La manière même dont il le fait est à elle seule significative de sa façon de subir l'influence stoïcienne; et le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il traite bien mal le texte qu'il a choisi d'examiner. Mais peut-être convient-il ici de rentrer dans quelques détails.

1) Dans ta lettre du 21 juillet 45 il explique qu'un des moyens les plus utiles pour apprendre comment on peut acquérir une "souveraine félicité" est "d'examiner ce que les anciens en ont écrit", et c'est à ce titre qu'il propose à Elisabeth de lire le traité de Sénèque.

2) Mais dès la lettre suivante, du 4 août, il juge le texte pas assez exact pour mériter d'être suivi; ce qui n'est pas sans rappeler le jugement qu'il porte sur les morales de l'antiquité dans le D.M, "des palais fort superbes et fort magnifiques" qui ne sont bâtis que " sur du sable et sur de la boue." Autrement dit, elles pèchent par défaut de fondation. La sévérité du jugement de Descartes est si grande que dès cette deuxième lettre consacrée au DVB, il préfère exposer ce que Sénèque aurait du écrire sur le sujet. Ce n'est que dans la lettre suivante, du 18 août, qu'il examine d'un peu plus près le contenu des cinq premiers chapitres du traité, principalement pour en souligner les faiblesses et les insuffisances.

Si Descartes montre si peu d'indulgence, c'est qu'il a son idée de la manière dont il faut traiter de la vie bienheureuse. La lettre du 21 juillet précise de quelle façon il entend user de Sénèque: pour renchérir par dessus lui, en ajoutant à ses préceptes afin de les faire véritablement siens, pour se disposer à les mettre en pratique. Et plus encore sans doute, pour mettre au clair ses propres idées (Ce qu’il escompte également de l’échange avec Elisabeth). Autant dire que de toute manière, son intention est de revoir et de corriger la tradition. Il n'empêche que sa déception est grande de n'avoir pas trouvé dans le traité de Sénèque un traité de la "béatitude naturelle", tel qu'aurait pu et du l'écrire un auteur païen, fournissant par là les précieux linéaments d'une morale ne devant rien qu'aux lumières naturelles de la raison.


Première partie: Des distinctions initiales.

Comme Sénèque dans son traité, Descartes discute donc de la vie bienheureuse, ou de la béatitude; de ce qu'il faut entendre par là, par "vivre en béatitude", et, des moyens d'y parvenir. La distinction est faite d'emblée entre le bonheur, ou l'heur, et la béatitude (lettre du 4 août). C'est une distinction fondamentale sur laquelle Descartes ne revient plus. La béatitude n'est pas le bonheur: elle est beaucoup plus. Celui qui est heureux, ne vit pas pour autant dans la béatitude: on peut être heureux sans être bienheureux. Mais, quand on est bienheureux, on a, en fait de satisfaction, la plus grande qu'on puisse avoir. Cette distinction est stoïcienne: le stoïcien prétend à autre chose et à plus que le simple bonheur qui éblouit l'homme du commun.

Mais la béatitude ne se distingue pas du bonheur seulement par la qualité de la jouissance qu'elle procure, elle s'en distingue aussi par le comment, c'est-à-dire, par la manière dont elle s'acquiert. Sur ce point, Descartes retrouve la distinction qui est sans doute la pierre angulaire de la morale stoïcienne, entre ce qui dépend de nous et ce qui n'en dépend pas. Il ne dépend pas de nous d'être heureux, alors qu'il dépend de nous de vivre dans la béatitude. Les jouissances que le bonheur fait miroiter commencent ainsi à s'éloigner de l'homme, alors que celles, incomparables, de ta béatitude s'en rapprochent. Le stoïcisme et Descartes mettent à la portée de l'homme, on verra au prix de quelles ascèses, la jouissance la plus élevée qu'il puisse connaître. Et cet optimisme moral s'exprime chez Descartes avec une vigueur et une sobriété qu'on ne trouve pas chez Sénèque, et qui serait plus du style d'Epictète; à ceci près qu'Epictète affirme ne pas voir ne ce serait qu'un homme qui aurait seulement commencé à être stoïcien.

Sur ce point, il faut prêter attention aux formulations précises des lettres. Ainsi, la lettre du 4 août affirme que le bonheur "ne dépend que des choses qui sont hors de nous", ce qui signifie que non seulement il ne dépend pas de nous, mais qu'il n'en dépend absolument pas; car c'est la fortune qui nous procure les choses qui sont hors de nous, comme, les exemples sont traditionnels, "les honneurs, les richesses et la santé", dont il est tant question dans cette correspondance. Quant à la lettre du l septembre 45, elle présente la béatitude comme le bien "qui dépend entièrement de notre libre-arbitre et que tous les hommes peuvent acquérir sans aucune assistance d'ailleurs." S'opposent donc: d'une part la fortune qui procure parfois mais n'assure jamais le bonheur; et d'autre part le libre-arbitre, qui procure et assure toujours la béatitude.

Voilà qui rend claire une chose sur laquelle il faut insister: les biens dont la possession procure le bonheur ne dépendent pas de nous parce qu'ils ne dépendent pas, pour ce qui est de leur acquisition, de notre libre-arbitre. Peu importe d'une certaine façon qu'ils dépendent de la fortune; l'important est qu'ils ne peuvent pas être l'oeuvre de notre libre-arbitre. C'est ce qui doit faire considérer comme négligeable le fait que la fortune nous est parfois favorable; et d'autant plus que cette faveur capricieuse fait que nous ne laissons pas de désirer de tels biens. Ce qui donne la mesure ici c'est la capacité de notre libre-arbitre; c'est elle qui permet de poser que ce qui ne dépend pas entièrement de nous n'en dépend pas du tout. Quand Descartes dit "dépend de nous" ou "ne dépend pas de nous", il faut donc entendre par "nous": notre libre-arbitre; et rien ne saurait être plus en notre pouvoir que notre libre-arbitre, ou volonté, qui est bien la seule chose dont on puisse dire sans aucune réserve qu'elle est entièrement à nous. Là apparaît, il me semble, un point de divergence avec le stoïcisme: Descartes insiste plus sur le fait que nous sommes absolument maîtres de notre libre-arbitre que sur le fait que nous le sommes de notre raison. C'est un point sur lequel on reviendra.

Une fois établi que la béatitude dépend entièrement de notre libre-arbitre, il faut dire plus précisément ce qu'elle est. Descartes ne varie pas dans les termes qui le disent, ce qui signifie qu'il en a une idée parfaitement claire et distincte puisque, selon ses propres termes, "d'autant qu'on conçoit mieux une chose, d'autant est-on plus déterminé à ne l'exprimer qu'en une seule façon" (lettre du 18 août). Ainsi donc, la béatitude est "souverain contentement" ou encore un "parfait contentement d'esprit et une satisfaction intérieure"; et vivre en béatitude, c'est avoir "l'esprit parfaitement content et satisfait". C'est cette notion forte de contentement que l'on va examiner maintenant.


Deuxième partie: Le contentement.

Que faut-il entendre par "avoir l'esprit parfaitement content et satisfait"? IL y a quelque chose de magistral dans la simplicité avec laquelle Descartes définit la béatitude. On sent que cette concision est le résultat d'un travail considérable pour débarrasser la notion des scories, en partie héritées du stoïcisme, et plus généralement des morales antiques, et la restituer dans sa pureté. Sénèque est obscur, Sénèque est confus: il est faux; moins philosophe attaché à éclairer l'esprit que littérateur attentif à orner son discours pour le rendre plaisant et persuasif. Au moins dans le style et la manière de traiter le sujet, Descartes prend te contre-pied de Sénèque.

Mais pas seulement dans la manière. Il se montre particulièrement critique sur une affirmation stoïcienne canonique: il n'est de vie bienheureuse que selon la nature et sa nature. Par "nature", notion plus morale que physique, Sénèque entend le logos, ou la raison que l'homme a la chance de posséder en lui-même et qui lui est donné comme principe directeur, nommé hégémonikon. Par extension, la nature, c'est l'ordre du monde qui obéit au logos, un ordre rationnel et nécessaire, que l'homme doit accepter en reconnaissant intérieurement sa rationalité et sa nécessité. Et quoi de plus raisonnable que d'accepter le nécessaire quand celui- ci est raison?

Certes Descartes ne rejette pas l'idée que l'homme doive "acquiescer à l'ordre des choses" puisqu'il donne même de cette formule une expression chrétienne: "se soumettre à la volonté de Dieu"; l'amor Dei se substituant à l'amor fati: mais il dit explicitement dans la lettre du 18 août que cela n'explique rien à la béatitude. En somme, Descartes donne un sens à l'injonction stoïcienne d'accepter les choses comme elles arrivent en la comprenant comme un accepter la volonté de Dieu qui doit être faite "sur la terre comme au ciel", mais il se débarrasse de la formule " vivre selon la nature" ou sa nature. L'idée stoïcienne de nature est une des scories dont on pariait. Descartes en est bien loin; lui pour qui la nature n'est plus le logos divin mais la res extensa, corps ou matière géométrisable pour ne pas dire géométrisée, bien incapable d'être une règle de vie, mais devant devenir l'objet de la maîtrise technique - qui, soit dit en passant, mettra progressivement toutes ces choses extérieures dont dépend notre bonheur, en notre pouvoir. Quant à la nature de l'homme, elle n'est plus exclusivement dans sa qualité d'être raisonnable, mais dans l'union d'une âme et d'un corps dont le phénomène spécifique est la passion, sur laquelle on reviendra plus loin.

Puisque ce n'est pas de vivre selon la nature qui nous rend contents, qu'est-ce donc? De quoi sommes nous contents? La problématique stoïcienne est une problématique du souverain bien, télos, dont l'étude est selon Diogène Laërce une des sept parties de la morale; et Descartes lui aussi définit le souverain bien comme "possession de tous les biens dont l'acquisition dépend de notre libre-arbitre", (lettre du 6 octobre 45). Définition sans grande surprise, même si on ajoute que tous ces biens se résument dans notre propre perfection sur laquelle il reste évasif. Mais Descartes distingue soigneusement le souverain bien et le contentement, et surtout met très nettement l'accent sur celui-ci; c'est au contentement qu'il donne un relief particulier. A tel point, que dans la lettre du 18 août, distinguant béatitude, souverain bien et fin dernière de nos actions, il précise que la béatitude ou contentement est au même titre que le souverain bien la fin dernière de nos actions. A le lire attentivement, on peut même penser qu'elle l'est plus réellement que celui-ci : car, au fond, nous ne recherchons pas le souverain bien pour lui-même mais pour cette récompense intérieure et subjective qui accompagne sa possession. En cette recherche, la béatitude est le mobile de notre volonté et la cause finale de notre action. Le contentement d'esprit qui en revient, étant l'attrait qui fait que nous le recherchons, est aussi à bon droit nommé notre fin." Tâcher à se rendre contents, voilà donc la fin morale de nos actions; et pour ainsi leur fin dernière subjective. Pour employer un terme que Descartes n'emploie pas, ce serait là notre seul devoir moral.

Ce déplacement de l'accent du souverain bien au contentement qui est notre récompense est en quelque sorte un déplacement de l'objectif vers le subjectif, ou vers le sujet, te "je", le "moi". Non pas que les stoïciens ignorent totalement cette dimension puisqu'il valorisent l'intériorité comme Sénèque le marque bien dans ses lettres à Lucilius qui comportent presque toutes un "Rentre en toi-même" pour ainsi dire méthodique. L'intériorité est le lieu où la raison peut se faire entendre, on a presque envie d'ajouter un morceau de Rousseau " dans le silence des passions". Mais chez Descartes, on a bien plus que l'opposition entre l'intériorité apaisée où la raison s'exprime, et l'extériorité tumultueuse des événements de fortune et des biens aléatoires, qui, par leur attrait comme objets du désir tirent l'âme hors d'elle-même. Chez Descartes, l'intériorité est celle d'un sujet dans la plénitude de son entière liberté, en possession de l'infinité de sa volonté, une conviction cartésienne profonde s'il en est. Et encore, il ne faudrait pas parier de cette volonté comme d'une chose que nous possédons; elle est plus qu'un bien, elle est la partie de mon essence "qui me fait connaître que je porte l'image et la ressemblance de Dieu". Je suis une volonté libre et infinie.

Si les stoïciens savent le prix de l'approbation intérieure, du témoignage de la conscience, ils le lient à l'appréciation d'un rapport harmonieux avec l'ordre cosmique. Pour Descartes, le contentement est lié à l'appréciation d'un rapport avec soi-même. Quand il dit que "tout notre contentement ne consiste qu'au témoignage intérieur que nous avons d'avoir quelque perfection", il ne précise pas assez qu'il provient fondamentalement du fait que cette perfection, nous nous la sommes donnée à nous-mêmes par l'usage de notre libre-arbitre et qu'elle est donc notre oeuvre propre. De quoi sommes-nous donc contents? De nous-mêmes. L'objet du contentement ce n'est pas le souverain bien, mais la certitude où nous sommes d'être entrés en sa possession par notre action libre. C'est pourquoi on pourrait presque dire, avec précaution, que Descartes découvre ici la subjectivité, dans le sens où Kierkegaard dira plus tard qu'elle apparaît quand on met l'accent sur le comment plus que sur le ce que.

Au terme de ce développement il me paraît nécessaire de mettre en rapport le contentement avec la passion de la générosité, définie dans l'art. 153 du TPA: " la vraie générosité, qui fait qu’un homme s'estime au plus haut point qu'il se peut légitimement estimer, consiste seulement partie en ce qu'il connaît qu'il n'y a rien qui véritablement lui appartienne que cette libre disposition de ses volontés, ni pourquoi il doive être loué ou blâmé sinon pour ce qu'il en use bien ou mal, et partie en ce qu'il sent en soi-même une ferme et constante résolution d'en bien user, c'est-à-dire de ne manquer jamais de volonté pour entreprendre toutes les choses qu'il jugera être les meilleures; ce qui est suivre parfaitement la vertu." La générosité est la juste estime de soi qui vient de ce que l'on se connaît libre et qu'on se veut vertueux; seul le généreux est content. Voilà comment la béatitude se trouve finalement reposer sur ce que j'appellerai la passion de la liberté.


Troisième partie: Des moyens de se rendre content.

Il n'est pas possible de faire miroiter la parfaite satisfaction qui attend celui qui sait user de son libre-arbitre comme il le faut, sans expliquer comment on y parvient; c'est pourquoi Descartes accorde une attention particulière aux moyens de se rendre content. De ce point de vue, je dirai que l'on peut distinguer quelque chose comme une méthode du contentement, et ce que j'appellerai un art de la satisfaction, qui est un art du biais.

De la même façon qu'il y a une méthode de la vérité, dont les quatre règles sont exposées dans la deuxième partie du D.M, il y a dans les quatre maximes de la morale par provision une méthode que l'on peut dire par anticipation de la béatitude puisqu'aussi bien la lettre du 4 août 45 y renvoie en tant que telle. Si on compare rapidement les maximes du D.M et celles de cette lettre qui affirme se borner à tes réitérer, on constate quelques différences, dont il faudrait apprécier l'importance. Les trois de la lettre du 4 août sont les suivantes:

• Se servir le mieux possible de son esprit pour connaître ce qu'on doit faire. Elle ne correspond pas à la première maxime de la M.P qui porte sur le choix des opinions à adopter comme règles de conduite.

• La fermeté dans la résolution que Descartes appelle de façon originale la vertu. Elle correspond bien à la seconde maxime de la M.P.

• Ne pas désirer ce qui ne dépend pas de nous, ce qui correspond en gros à la troisième maxime.

• Quant à la quatrième maxime de la M.P, elle a logiquement disparu puisqu'on 45, Descartes a depuis longtemps fait le choix de la meilleure occupation à laquelle l'homme peut consacrer sa vie.

La différence la plus sensible entre les deux séries, vient du fait que dans le D.M la formulation des maximes n'oublie jamais qu'elles sont posées par provision; ceci dit, leur grande proximité laisse penser que, tout compte fait, elles n'étaient pas si provisoires que cela.

Je m'intéresserai plus particulièrement à la seconde maxime de la lettre du 4 août parce qu'elle porte sur la vertu, notion à laquelle Descartes affirme donner un sens nouveau, bien qu'il renvoie alors à Zénon, qui a aperçu l'importance de la vertu puisqu'il en a fait le souverain bien. Mais la notion me paraît d'autant plus cardinale que le relief qui lui est donné souligne bien que la volonté importe dans toute cette affaire plus encore que la raison; ce qui me semble démarquer franchement Descartes du stoïcisme. C'est du reste parce qu'il est avant tout question de la volonté, qu'il y a une méthode du contentement, car la méthode chez Descartes même quand elle est méthode de la vérité, vise toujours la volonté. Dans l'oeuvre de connaissance, elle est l'instrument qui doit permettre de soumettre la volonté, que son infinité rend impatiente, au rythme de l'entendement, lent et laborieux; comme il apparaît clairement dans la quatrième méditation. Il n'est pourtant pas question de nier la participation nécessaire de la raison au contentement, mais de comprendre que la difficulté n'est pas d'acquérir la connaissance de ce qui est nécessaire pour se rendre contents, mais de maintenir fermement la résolution d'exécuter tout ce que la raison conseille. Ce qui est proprement la vertu. C'est l'exercice du libre-arbitre qui est difficile.

Le rôle de la raison est assez simple: elle fait connaître ce qu'il faut vouloir. Elle pose la différence entre ce qui dépend de nous et ce qui n'en dépend pas; elle fait savoir qu'il est sage de ne désirer que ce qu'on peut avoir. Sa fonction est donc axiologique: elle détermine la valeur des objets de notre volonté; et régulatrice: elle règle notre désir sur la capacité de notre libre- arbitre. Mais, c'est tout. La volonté doit suivre; et Descartes sait que cela n'est jamais gagné d'avance, et qu'il faut toujours remettre l'ouvrage sur le métier. Elisabeth elle-même ne cesse de rappeler à son correspondant combien il est difficile de pratiquer cette vertu, par exemple dans les lettres du 24 mai et du 30 septembre 45, où elle passe en revue tous les obstacles qu'elle rencontre en cela. Comment parvenir à vouloir comme on sait qu'on doit vouloir? C'est là la question. Comment y rester résolu? C'est là la difficulté; or la vertu est finalement la vraie condition de possibilité de la béatitude.

Sur ce point on retrouve un thème qui est très présent dans les Méditations: celui de l'habitude, car il faut s'exercer à vouloir conformément à la raison. Et quand bien même il peut sembler qu'il s'agit de contracter une habitude de pensée, on ne peut méconnaître que l'esprit ne l'acquiert qu'avec la collaboration de la volonté. La lettre du 15 septembre 45, la dernière qui soit rattachée à la discussion du DVB, propose un mémento de toutes les vérités qu'il faut s'habituer à approuver: qu'il y a un Dieu; que l'âme est distincte du corps; que l'univers est infini; et que nous ne sommes que les parties d'un tout ou d'un autre. Mais une fois que l'esprit a compris qu'il s'agit là des vérités qui importent fondamentalement à la conduite de la vie il a fait tout ce qu'il peut faire. C'est à la volonté d'avoir la vertu de (es tourner en principes habituels d'action. C'est assez dire que le contentement est une affaire de volonté et qu'il dépend de la vertu de celle-ci; laquelle dépend au fond de la volonté elle-même; ce qui pourrait sembler un cercle vicieux mais qui ne l'est pas parce que la volonté est libre et infinie.

Voilà pour "la grosse artillerie" si j'ose dire. Mais il ne faudrait surtout pas substituer au "il suffit de la raison" stoïcien, un cartésien " il n'y a qu'à de la volonté": Descartes sait que la vertu est chose difficile, et pourtant il lui importe de montrer à Elisabeth que le contentement est à notre portée. C'est pourquoi il propose l'usage de moyens adjuvants dont tes effets sur le moral de l'individu ne sont pas négligeables. Leur principale vertu est en effet de chasser la tristesse de l'âme qui est un empêchement intérieur sérieux et l'ennemie domestique de la béatitude, parce qu'elle s'oppose à ce que nous soyons tout à fait à nous, comme te fait la folie, toute proportion gardée (voir lettre du 1er sept.45). Il apprécie ainsi favorablement tous les petits moyens par lesquels on peut rendre son âme joyeuse et mettre aussi son corps à l'aise, parce qu'ils détournent de penser à ce qui rend triste et mélancolique. Citons par exemple le passage bucolique tout fait étonnant de la lettre de mai-juin 45 qui conseille à Elisabeth de " ne s'occuper qu'à imiter ceux qui, en regardant la verdeur d'un bois, les couleurs d'une fleur, le vol d'un oiseau, et telles choses qui ne requièrent aucune attention, se persuadent qu'ils ne pensent à rien. Ce qui n'est pas perdre son temps, mais le bien employer." Parfois il est bon de ne penser à rien, de donner relâche à l'esprit inquiet en le divertissant par une rêverie qui, on le voit, n'est pas en mal de se trouver des objets. C'est ce que Descartes appelle "persuader la nonchalance" (lettre de juin 45). Citons aussi le passage de la lettre du 18 mai 45 sur le plaisir que l'on prend au théâtre à voir représenter même des "histoires tristes et lamentables", parce que les larmes elles-mêmes qu'on y verse nous sont une "récréation"; leur objet étant imaginaire. Comme il y a une diète du corps, qui le maintient en bonne santé, il y a une hygiène de l'âme, qui la maintient forte et vigoureuse, prête à affronter les ennemis de son contentement.

On pourrait croire qu'il s'agit là de recommandations anecdotiques s'il n'y avait dans la correspondance avec Elisabeth une place importance accordée à l'art du biais, dont il est question à trois reprises:

- dans la lettre de mai-juin 45: où Descartes parie de l'inclination qu'il a toujours eue "à regarder les choses qui se présentaient du biais qui me les pouvaient rendre le plus agréables". Remède dont il a lui-même expérimenté sur lui l'efficacité puisqu'il l'a au bout du compte guéri de la faiblesse constitutive de ses jeunes années.

- dans celle de juin 45: "il n'y a point d'événements si funestes ni si absolument mauvais au jugement du peuple, qu'une personne d'esprit ne les puisse regarder de quelque biais qui fera qu'ils lui paraîtront favorables."

- dans celle enfin du 6 octobre: "presque toutes les choses du monde sont telles qu'on les peut regarder de quelque côté qui les fait paraître bonnes, et de quelque autre qui fait qu'on y remarque des défauts (et) je crois que, si on doit user de son adresse en quelque chose, c'est principalement à les savoir regarder du biais qui les fait paraître le plus à notre avantage, pourvu que cela soit sans nous tromper."

En quoi consiste donc cet an du biais? Il s'agit avant tout d'un art du point de vue puisque le point de vue est ce qui permet de varier et de modifier par là même la manière dont les choses nous apparaissent. Les choses sont ce qu'elles sont et nous n'y pouvons rien; ce qui arrive, arrive nécessairement et nous n'y pouvons rien; mais, parce que nous sommes maîtres de nos représentations, nous pouvons néanmoins tâcher de nous placer du point de vue qui nous permet de les voir apparaître sous leur jour le plus favorable. Par exemple, Descartes recommande souvent à Elisabeth de considérer sa situation, non pas sous l'angle de son infortune qui est réelle, mais sous l'angle des conséquences positives de celle-ci, dont la principale est que son éloignement des grandeurs de sa condition lui laisse le loisir de cultiver son esprit; "bien qu'elle doit estimer plus qu'un empire", selon la lettre de Juin 45. Ainsi Elisabeth doit mettre en balance ce qu'elle a perdu et ce qu'elle a gagné, en juger d'après l'idée même de la béatitude, et alors elle s'apercevra qu'elle a gagné des moyens en vue de celle-ci. C'est exercer d'une autre façon, disons entièrement casuistique, le pouvoir qu'a la raison de juger ce que valent les choses. La lettre du 6 octobre précise très utilement qu'il faut user du biais "pourvu que ce soit sans nous tromper". L'adresse que réclame cet art ne doit pas servir à multiplier les apparences trompeuses qui bafoueraient la vérité et seraient finalement préjudiciables à notre béatitude; elle vise à trouver pour chaque chose une voie intermédiaire entre sa vérité objective et la fausseté, partant le mensonge à soi-même. L'art du biais est l'art de susciter les phénomènes favorables.

A mon sens, ce thème du biais cristallise la distance de Descartes vis-à-vis du stoïcisme. Le roc stoïcien, qui est l'image du sage, ne tourne pas le dos aux vagues qui le battent; il ne biaise pas avec la fureur des éléments: il leur fait face. C'est Epictète disant calmement au brutal qui vient de lui casser la jambe: Tu vois je te l'avais bien dit"; ce qui ne manque pas de grandeur du reste. L'art du biais est un art de l'esquive qui paraît bien peu stoïcien, mais sa pratique est fondée en raison. Acquiescer à ce qui arrive n'implique pas que l'on doive affronter de face le malheur et l'infortune. Du reste, cela n'est pas toujours possible, comme le fait remarquer Elisabeth et comme Descartes le reconnaît. L'art du biais est une partie de la stratégie du contentement. Mais plus encore, comme art du divertissement, il montre bien que Descartes ne réduit pas l'homme à sa raison, ni même à son seul libre-arbitre; qu'il ne méconnaît pas que l'homme réel est concrètement corps et esprit, un esprit uni à un corps. C'est pourquoi il ne méprise pas les joies et les plaisirs du corps, ceux des sens et de l'imagination. Comme il le dit lui-même, il n'est pas de " ces philosophes cruels, qui veulent que leur sage soit insensible." (lettre du 18 mai 45). A la différence de Zénon, dont les sectateurs n'ont pu être " que des mélancoliques, ou des esprits entièrement détachés du corps", il ne fait pas "la vertu si sévère et si ennemie de la volupté." (lettre du 18 août 45)


Conclusion:


Descartes abandonne bien vite l'examen du DVB et délaisse Sénèque pour la question des passions qui va occuper le reste de sa correspondance avec la princesse. Mais il est certain que cette orientation doit quelque chose à la discussion des positions stoïciennes. C'est sur la question des passions, clairement condamnées par les Stoïciens, qu'il s'en démarque le plus; et les idées développées dans le TPA, qu'elles sont toutes bonnes de leur nature et qu'il faut seulement que la raison en reste maîtresse, notamment en restant libre de la valorisation imaginaire de leur objet, sont déjà exprimées dans cette correspondance. Le thème du biais c'est déjà celui des remèdes à apporter aux excès de l'imagination tels qu'on les trouve dans l'article 211 du TPA. Ce qui frappe le plus dans les lettres à Elisabeth, pour en venir à une impression finale, c'est que la doctrine stoïcienne n'intéresse pas Descartes et ne retient pas son attention plus qu'il ne faut pour assurer aux préceptes pratiques un minimum de fondement théorique. De toute évidence, le stoïcisme de Descartes n'est pas doctrinal, il est appliqué, en l'occurrence au malheur et à l'infortune de la princesse de Bohême. Et je dirai même qu'il est tellement épuré de tous les éléments doctrinaux qu'il n'en reste plus qu'un stoïcisme naturel, naturel aux âmes bien nées, aux grandes âmes comme celle d'Elisabeth (pour lesquelles, Descartes le souligne à plusieurs reprises, les excès même de l’infortune et les afflictions sont finalement sources de contentement). De la béatitude, les stoïciens attendent qu'elle rende l'homme comme un dieu; Descartes en attend un contentement tout humain; la sage n'est plus celui qui s'est rendu semblable à un dieu, c'est un simple homme mais qui sait tirer le maximum de sa condition. Dans une lettre à Huyghens du 13 octobre 42, Descartes dit qu'il est du nombre de ceux qui aiment le plus la vie. La vie dans sa totalité, toute la vie, plaisirs de l'âme et plaisirs du corps, le tout mesuré et en équilibre. Voilà qui explique sans doute sa réelle sollicitude pour sa correspondante, son attention aux petites choses de la vie de tous les jours; celle qu'il porte à la tristesse d'Elisabeth et plus encore à ses maladies, aux petits et aux grands désordres de sa machine corporelle dont Descartes n'oublie jamais qu'elle abrite une âme sensible. Il me semble du reste qu'un des aspects les plus intéressants de cette correspondance consiste dans les linéaments qu'on y trouve d'une médecine de l'union de l'âme et du corps, qui n'est ni une médecine de l'âme, ni une médecine du corps, mais de l'homme tout entier. Il y a de multiples passages dans lesquels Descartes affirme qu'on peut guérir l'âme par le corps et te corps par l'âme; que la tristesse de l'âme est la cause de la fièvre lente qui affaiblit le corps, ou que la gaieté et l'aise du corps redonnent à l'âme l'entrain et la joie de vivre, car le plaisir du corps, c'est l'âme qui le sent et c'est à elle qu'il profite. La morale est certes la plus haute branche de l'arbre de la philosophie, mais il ne faut pas oublier qu'il en porte deux autres, qui sont la mécanique et la médecine, et que ce sont ces fruits qui rendent utile à l'homme tout le reste de la philosophie, comme l'affirme la préface des Principes. L'homme, sa vie, son utilité, son bonheur, au sens large, sont donc la destination de toute la connaissance.